He who seeks freedom and fortune course the endless seas.
Dans un monde en ébullition, dirigé par l’avidité des nobles et secoué par les plus audacieux, quel sera votre rôle ? Milles trésors et mystères hantent ces mers, serez-vous capable d'en tirer l'avantage ? Prenez le large et voguez vers ces horizons inconnus !
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A savoir
# Ouverture du forum le 18/07/17
# 16/08/17: accueillons notre nouveau maitre du jeu.
# 20/09/17: Quête - Exhibition à la Française.
# 29/10/17: Jeu, la petite chasse au trésor.
# 06/05/18: Jeu, bataille navale, Niveau I.
# 16/09/18: Quête - La chasse aux trésors de Nicolas Alvel.
Contexte
1717,Une odeur de poudre flâne sur les vagues. Quelques débris flottent, balancés par la houle indifférente aux massacres. Au loin des coups de canon, des cris et le frémissement métallique des épées résonnent :Les peuples du bassin Ouest-Atlantique se battent farouchement pour dominer les mers et imposer leurs lois, tandis que des pirates pillent sans scrupules le moindre navire susceptible de leur rapporter de quoi vivre. Avides de liberté, ambitieux ou désespérés, ces derniers poussent les limites du connu, bravant les dangers les plus sombres et chassant les trésors perdus...
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Evénements
La chasse aux trésors de Nicolas Alvel.
Une étrange lettre parcourut le monde et les océans. Celle-ci disait :"On me nomme Red Sword et je possède une carte authentique de l'un des trésors jamais découvert de notre époque.Je vous invite à me rejoindre et je vous donnerai des copies de la carte par pure caprice de ma part.Si vous êtes curieux et intéressé, venez me rejoindre."A la suite un petit plan qui indiquait l'endroit de rendez-vous.
Dans une grotte sur une île hostile, de grands bruits résonnaient à des kilomètres. Des odeurs de rhum et de poudre envahissent les lieux.Cette étrange grotte à été aménagée en une sorte de taverne peu fréquentable. On pouvait trouver à l'entrée des corps en décomposition d'hommes et d'animaux. Rien qu'a cette odeur mélangée à d'autres, il fallait vraiment avoir des tripes ou aucun odorat pour y pénétrer.Ce jour-là, ce fut plus bruyant que d'habitude et de nombreux navires tous confondus y avaient jeté l'ancre.A l'intérieur, on pouvait bien sûr y apercevoir des pirates et autres bandits en tous genres, mais aussi, chose inhabituelle, on y trouvait également des corsaires, des soldats de la marine de nombreux pays, des civils, des aventuriers explorateurs... C'était un bien étrange rassemblement.Comme on pouvait s'y attendre, de nombreuses bagarres éclatèrent de toutes parts. Des coups de feu en passant par des sabres qui s’entrechoquaient.
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Pirates and Freedom
Un combat pour la liberté
Bonjour à tous les moussaillons, le forum est de nouveau OUVERT à tous.

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Quête - Exhibition à la Française

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Exhibition à la Française
Les prémices de grands débordements


Acte Premier - Introduction

Le vent battait sauvagement les voiles en ce chaud début d’Avril. La ville de Nantes était en effervescence depuis plusieurs jours, l’on avait rarement vu autant de traducteurs dans cette belle ville portuaire française. Il se murmurait que le roi de France et la reine d’Angleterre elle-même s’étaient intéressés à l’événement. Et quel événement ! L’inauguration d’un navire unique en son genre. L’Aphrodite entrait dans les eaux froides de l’océan Atlantique et pour l’occasion son propriétaire organisait un immense banquet ou tout le monde était invité à condition d'avoir un nom important. Pour les nobles cela n’était aucunement un problème, pour les jeunes bourgeois, travailleurs aisés ou petits seigneurs, c’était une autre histoire. Certains civils s’étaient vu offert l’accès au bal pour leurs divers compétences, ils étaient dispensé du droit d’entré en échange de servir contre rémunération. Il n’y avait nul doute qu’il y aurait quelques invités indésirables, pour ces derniers, corsaires, marines et mercenaires s’affichaient fièrement sur le port de Nantes et l’Aphrodite.

On ne savait que peut de choses sur le Comte de Nantes, Eric de Nantes, second du nom, venait d’accéder à son titre après le décès de son père des suites d’un accident de chasse, empalé par un sanglier. L’Aphrodite était en construction depuis deux décennies, un palace flottant qui n’avait pour seul et unique but : offrir des voyages marins aux personnes riches qui en valaient la peine.

Le navire disposait de trois niveaux immergés, servant de réserves et de logements pour les membres du personnel. Le vaisseau disposait de trois immenses mats sans compte le phoque, de chaque côté du navire, quatre rangées de canons, le navire était à sa place dans le port, bien en place grâce à ses deux encres. La proue du navire représentait la déesse grecque dénudée à l’exception de de son intimité cachée par un coquillage exotique incrusté de perles.  Hors de l’eau, l’on comptait six niveaux immergés avant d’accéder au pont, chaque niveau était à la mode d’un pays d’Europe, figuraient dans l’ordre : L’Espagne, l’Angleterre, le Portugal, l’es États-Unis, la Prusse et enfin la France. Chaque couloir était décoré des plus beaux bois et la poignées de portes étaient couvertes de feuilles d’or. Ces étages servaient principalement de chambres de repos, salles d’eaux, salles de bals et salles à manger.

Aujourd’hui il n’y avait qu’un simple banquet d’inauguration, chaque invité avait un traducteur personnel bien que la majorité des invités sache conversé en français et en anglais. Lorsque la cathédrale nantaise sonna vingt-heures et que la nuit avait recouvert le soleil de son noir manteau, on supprima l’entrée au navire afin que les festivités commencent. Sur le pont, les torches étaient cachées par des fourreaux en fer forgés à la mode française avec de belles arabesques, il y avait foule sur ce navire. Le Comte Eric de Nantes arriva finalement, quittant son aile personnelle du navire pour monter sur un piédestal afin de prendre la parole. Il n’était pas de première jeunesse, son père avait longtemps vécu et ce navire était le projet de sa vie, avec ce navire il voulait rendre Nantes plus attrayante et prouver au reste de l’Europe sa capacité à faire rayonner ses artisans.

-Je vous salue, mes honorables invités et vous remercie d’avoir répondu à l’invitation d’un modeste Comte tel que moi. En ce jour d’innovation maritime, je souhaite vous faire découvrir le projet le plus ambitieux que le monde ai connu et que la France à concrétisé ! Sur navire qui saura charmé toutes les tempêtes, tous les ouragans et autres intempéries des sept mer, découvrez l’Aphrodite ! Bientôt vous pourrez découvrir l’océan sans craintes et avec tout le confort qui nous est dût, nous gens d’éducations, nous qui sommes éduqués aux plus beaux raffinements de la vie. J’ai fort hâte de connaître vos retour et vos impression sur l’Aphrodite. Vous avez à  votre dispositions au cinquième et sixième niveau des salles réservées pour vous restaurer et boire ainsi que deux salles de bal. Je ne saurai jamais assez vous remercier pour votre présence inestimable et pour vous récompenser d’avoir répondu à mon appel je vous dévoilerai un trésor que les marins de ma ville m’ont ramené il y a peu de temps !

Terminant son petit discours, Eric de Nantes était descendu de son perchoir avant de s’entretenir avec le roi Philippe II quelques minutes, puis la reine Elisabeth.

------------


HRP a écrit:
→ Vous voici invités (ou non) au bord de l’Aphrodite, en ce premier poste décrivez vos interactions et poursuivez sans limites jusqu’à ma prochaine intervention.
→ Pour les Nobles – Marines – Corsaires : Votre présence ici est légitime, vous êtes libre de vous déplacer dans le navire sur les six niveaux immergés, pour accéder aux niveaux submergés il vous faudra ruser puisqu’ils sont réservés aux pauvres.
→ Pour les Civils – Explorateurs : Vous êtes ici sur justificatif, comme invités ou membre du personnel pour la soirée.
→ Pour les Pirates : Vous n’êtes pas les bienvenus ici, mais vous avez eu vent, grâce aux rumeurs des pêcheurs ou d’autres pirates du trésor inestimable qui dort dans ce navire. Pour vous introduire dans le navire il faudra ruser pour rester discret où foncer dans le tas, à vos risques et périls comptes tenus des gardes, marins, mercenaires, corsaires et canons présents.

→ En espérant que vous vous plaisiez dans cette première quête, votre MJ Poséidon.
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Dieu que le voyage avait été long et ennuyant ! A juste titre, le Gouverneur de Port-Royal n'avait cessé de répéter qu'une traversée lassante en navire était gage d'une navigation sans encombre. Il avait raison. Mais que cela m'avait été d'une langueur ! De plus, les côtes françaises étaient si froides ! La femme du gouverneur, que j'accompagnais jusqu'à Nantes pour les festivités, m'avait assuré qu'il ferait assez chaud en avril. Voilà une femme bien optimiste quand je devais porter le châle de l'aube au crépuscule par ce vent froid. De toute ma vie, je n'avais connu que les chaleurs moites de Port-Royal et je dois avouer que cela me convenait largement. Je pensais jusqu'ici avoir eu la chance d'accompagner la femme du gouverneur de Port-Royal jusqu'à la ville de Nantes pour l'inauguration de l'Aphrodite. Si j'avais pensé que le voyage en bateau serait si long et le temps si froid et venteux, j'aurais de loin renoncé à cette escapade. Heureusement, j'y percevais encore un espoir d'enrichissement. De grands nobles se tiendraient là. Je me devais donc d'y trouver une place, moi, la diseuse de bonne aventure.

Je savais très bien que mon apparence, à savoir ma couleur de peau, et mon nom d'ancienne esclave ne plairaient pas aux bons riches blancs de France et d'Angleterre. Peu m'importe ! Je leur apportais l'exotisme, la chaleur caribéenne, et leurs envies refoulées. Je me tenais dans la voiture mise à disposition du Gouverneur, de sa femme, de leurs enfants et moi-même. J'étais présente ici en tant que dame de compagnie et amie de l'épouse du bon gouverneur de Port-Royal. Je n'hésiterais cependant pas à vendre mes services de divination si l'occasion se présentait et de faire quelques transactions. Les voitures à cheval faisaient la queue pour entrer dans le port. Petits nobles, la famille du gouverneur n'aurait pas une place de choix dans les festivités. Les chevaux s'impatientaient, claquant du sabot sur le pavé mal équarri. Les cochers commençaient à s'énerver. La foule s'était amassée dans le port et je pouvais voir, à travers le carreau sale de la voiture, l'immense navire aux trois mats se dressant dans le ciel dégagé et déjà étoilé. Même de notre position lointaine, il n'était pas difficile de distinguer les quatre rangées de canons qui serviraient à la défense des nobles qui voyageraient à son bord.

Le cocher descendit de sa voiture et nous proposa de continuer notre chemin à pied. Le gouverneur s'égosilla à force de plaintes et refusa de payer plus d'un quart de la course du cocher. Ils manquèrent d'en venir aux mains dans ce brouhaha général qui planait dans le port de Nantes, mais la loi du plus riche l'emporta et chacun reprit sa route. Nous avançâmes ainsi jusqu'au pied du navire. Il était immense. Littéralement. C'était sans doute la plus grande chose construire par l'homme que j'aie jamais vu sur les eaux. La figure de proue était magnifique. Une femme dont la beauté surpassait toute création naturelle. Les ornements du navire n'étaient qu'or et pierreries. En pénétrant dans l'Aphrodite, un spectacle stupéfiant m'enveloppa de sa chaleur. Chaque couloir était un véritable coffre aux mille trésors. Feuilles d'or, boiseries, perles et pierreries. Si un pirate entrait ici, j'étais convaincue qu'il ferait une syncope. Enfin, accompagnant toujours la famille du gouverneur, j'entrai là où se tenait le banquet d'inauguration. J'écoutai d'une oreille distraite le discours du comte Eric de Nantes pour me concentrer sur les invités que je pourrais reconnaître. Y aurait-il ce soir de gros poissons à ferrer ? Les informations essentielles concernaient les lieux où se restaurer et danser. En ces salles, la fête battrait son plein. Je devrais donc m'y rendre d'ici quelques heures. Je pouvais encore profiter du pont et du ciel étoilé, bien que l'air se fasse encore plus frais. Au mot "trésor", mon regard s'illumina et je tournai mes yeux vers l'homme qui affichait un sourire témoignant de sa fierté.

" Un trésor..." murmurai-je pour moi-même.

Finalement, mon séjour à Nantes valait bien une traversée languissante et un vent glacial ! Je m'attardai sur le pont, laissant les autres invités prendre la direction des salles de bal et de banquet. Quelques personnalités restaient là à discuter et je laissai trainer mes oreilles, faisant mine d'admirer la vue en tenant fermement le bastingage.


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Fouler le territoire ennemi ne lui plaisait guère, mais Amador, sous les ordres de son roi, était apparu  sur la liste des invités sous une fausse identité. Ainsi, le bel Artemio de Covadonga, cousin du comte Rodrigo de Covadonga vaquait dans ce haut monde en compagnie d'une élégante qui cherchait à obtenir les faveurs de la couronne d'Espagne. Son habillement, composé d'une veste longue ourlée de filaments d'argent sur une chemise rouge-rubis et d'une culotte dans le même ton, contrastait avec la robe d'une blancheur immaculée de sa cavalière. Ses cheveux lisses et peignés avec soin, dont les mèches avant étaient retenues par un ruban de soie noire en arrière, mettaient en valeur son visage empreint d'une certaine gravité. Malgré tout, une auréole de noblesse entourait le personnage, s'attirant ainsi les faveurs d'une partie du beau monde.

Le monarque d'Espagne n'avait pas daigné répondre à l'invitation, pourtant il n'en restait pas insensible. Sans doute ce dernier, par orgueil, organisera une fête plus grandiose pour répondre à cette infamie. Mais en attendant, il incombait à Amador de se renseigner auprès de ses ennemis qui osaient mettre en péril les richesses outre-atlantique de son pays. Répondant distraitement aux minauderies de sa cavalière au doux nom d'Azucena, l'espagnol qu'on disait ami des français, regardait avec réserve les autres convives après que le comte de Nantes eut terminé son discours. C'était un ballet de toilettes sophistiquées, ruisselantes de dentelles et de pierreries, qu'il jugeait trop françaises à son goût. Lui-même s'était plié légèrement à cette influence pour mieux se fondre dans la foule à la face poudrée.

Il aperçut un instant une jeune femme blonde qui avait grossièrement les traits d'Azucena et reconnut Elisabeth II d'Aldridge. Sous ses airs de beauté froide, il sut distinguer la redoutable adversaire qu'elle était. Comment ? Son instinct lui le faisait dire. Amador félicita mentalement son souverain de rester raisonnable avec l'Angleterre... Happé un bref instant dans ses constats, il s'éveilla soudainement face à une dame au physique fané, mais dont la langue acérée faisait frémir les courtisans. L'espion avec sa dame pendue à son bras invitèrent cette dernière, dans un français parfait, à passer au vif les dernières nouvelles qui secouaient l'Europe, tout en se rendant d'un pas lent au pont. Le rire aiguë d'Azucena ne tarda pas à fendre l'air, tandis que la voix hautaine de leur interlocutrice se moquait des derniers parfums qui embrumaient son esprit.   




Dernière édition par Amador de la Cruz le Jeu 28 Déc - 2:00, édité 1 fois
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Obligé d'admirer ce navire non vraiment, quand je repense aux paroles de ma mère pleine de joie enfin joie bien grand mot plutôt une vengeance que de m'obliger à rester sur mon trône d'honneur à regarder les nobles admirer le discours du Conte de Nantes, avec cette construction il ne le savait peut-être pas encore mais dans la tête de mon conseil je me devais de lui offrir le duché de Bretagne,

La Bretagne qui depuis quelques années était à moi enfin la mort sans postérité du dernier duc fit que la Bretagne me fit "donner", dans tous les cas il; se devait de faire une demande officielle à ma personne s'il espérait vraiment obtenir le titre car oui inutile d'en faire un duc s'il ne veut pas du titre ce serait presque idiot venant de moi

Tout en restant sur mon siège dans la tribune royale à écouter les paroles du conte, mon chambellan me présenta discrètement dans l'oreille une phrase disant que Sa Majesté ma cousine la reine d'Angleterre était présente non seulement le conte osé invité ma cousine et ma rivale car oui revendiquer mutuellement le trône de l'un et de l'autre nous a pas vraiment rendu les meilleurs cousins, cousine du monde, je fis savoir à mon chambellan qu'il était impensable et inacceptable que je lui parle on fit donc savoir à ma garde que la reine de toute l'Angleterre n'avait pas a m'approcher ;

le discours du duc continua cette fois depuis mon trône je commençai à scruter discrètement la foule venue en centaine de milliers écoutés le conte, et bien que ne monde pas beaucoup de noble peut-être que la reine d'Angleterre leur fessait peur ou bien même moi, bien que je soi le plus adorable des rois, finalement le conte terminât son discours pour venir me parler à quel enfer je déteste déjà cette journée horriblement trop en faveur d'un homme,

finalement Philippe continua sa réflexion sur son trône dans la salle d'honneur du bateaux en patientent ..
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Je maugréant dans ma tête contre ce pirate qui m'avait promis "cent guinées et une part de butin pour quoi ? Quelques heures passées sur un navire ? Est-ce la mer à boire.". Si j'avais su qu'il fallait pour cela mettre une foutue robe... Bon, en même temps, je n'avais pas eu à payer pour traverser l'océan : mon employeur, ou plutôt le représentant de mon employeur, s'était occupé à me faire emmener ici à bord de son navire pirate, et m'ayant déposé discrètement dans un port où j'ai pu débuté mon "déguisement". Bon, il avait aussi payé pour les robes, fourrnis les quelques bijoux que je portais et même prêté un de ses hommes assez dégourdi pour faire mon serviteur. Bref, tout ce qu'il fallait pour une noble dame venue de très loin pour assister au lancement du "plus beau navire du monde", mis à part l'arche de Noé probablement.

J'avais entendu les propos des personnes sur le quai : monumental, gigantesque, etc... Je marchais dans un couloir, suivi par mon "domestique-traducteur", je ne suis pas censé parler français mais comprenant l'anglais, lui devant me traduire de l'un à l'autre, histoire d'expliquer qu'il me suit partout. Moi, en voyant ce navire, je ne pouvais penser qu'à son coût, plusieurs fortunes, et à la lenteur qu'il devait avoir sur les mers. Et quand à manœuvrer ce navire, haha, laissez moi rire ! Je souriais aux gens que je croisais, parlais poliment mais je me disais, atteignant la salle de bal, que ce navire n'avait pas intérêt à venir se promener dans les Caraïbes, dans son intérêt.

Je me mis dans un coin, un peu penchée ver mon "traducteur" qui répétait les propos du comte, visiblement fier de son chef d'œuvre. Dommage que l'on ne puisse le voir en mer, cela aurait été bien plus intéressant. Je retins un soupire, effectuant une nouvelle révérence comme un noble quidam désirait faire la connaissance de dame Julia Démétriès, venue spécialement de Grèce à la demande de on oncle, puissant membre de la flotte de la mer Egée, et de son monarque, lesquels n'étaient surement pas venu : le premier enrageant de n'avoir eu cette idée, et le secoue ... je n'avais pas de propos aussi flatteur sur lui dans mes pensées, au contraire des propos que l'on tenait sur lui devant moi. Bon, restons calme : j'ai vécu pire que ça, quand même ! Aller, quelques heures à tenir et je pourrai retourner à ma vraie vie. Et gagner pas mal d'argent en vendant ce que j'apprenais ici à pas mal de capitaines.


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L'air se rafraîchit subitement sur le pont et bientôt mes oreilles gelées ne glanèrent plus aucune information enrichissante. Je n'avais plus rien à faire ici, aussi pris-je la décision de descendre dans la luxueuse chaleur des niveaux inférieurs. Gagnant la salle de bal dans un dédale de couloirs plus dorés et richement sertis les uns que les autres, je m'arrêtai en ressentant un certain étouffement. Il y avait tant de monde. La salle était certes immense, ce concentré d'individus sous le niveau de la mer me fit légèrement défaillir. J'étais bien plus à l'aise dans un tête à tête programmé où je pouvais avoir la main mise sur les autres. La Néphile dorée est une prédatrice solitaire qui prend silencieusement au piège ses proies, en leur faisant miroiter la beauté de ses nervures d'or. Je pris appui sur le mur quelques secondes. A l'intérieur, on ne ressentait aucune houle, aucun mouvement de l'eau, tant le bâtiment était bien pensé et construit. Au loin, dans un coin, je vis une noble femme accompagnée d'un homme qui ne la quittait pas d'une semelle et semblait traduire pour elle les propos de ses interlocuteurs qui se succédaient. C'était une dame d'une petite trentaine d'années, au teint légèrement hâlé et aux cheveux de la couleur des noix. Elle avait dans le regard une lueur de détermination qui m'intriguait. Je décidai de m'approcher d'elle, sortant d'un pli de ma robe les cartes de tarot que j'avais apporté avec moi, en tant que diseuse de bonne aventure.

Je me faufilai jusqu'à cette femme dans un froissement de jupons, me frayant un passage au milieu des danseurs, et je lui présentai ce jeu de cartes, laissant paraître devant elle l'Etoile, le Soleil et le Pendu, dévoilant ainsi une perspective de bonne fortune malgré l'intenable attente que semblait engendrer la soirée, tout en lui proposant avec un fort accent créole, rappelant la douceur exotique :

" Ma bonne Dame, voudriez-vous que je vous tire les cartes ? Une telle soirée ne peut qu'annoncer une bonne fortune au milieu de tant de merveilles ! "

Mes yeux noirs scintillaient d'une certaine excitation, rivés dans ceux de mon interlocutrice. Si cette jeune femme acceptait ma proposition, je pourrais alors m'installer à une table et je savais que je pourrais tirer profit de la soirée en apprenant les projets des bons pigeons de France et de Navarre, et potentiellement l'endroit où ces riches cachaient leur fortune. J'allais commencer tranquillement par cette noble dame et je finirais peut-être par la Reine elle-même, qui sait ?

Autour de nous, les danseurs effectuaient des pas virevoltants en rythme avec la musique jouée par un groupe de musiciens en belles tenues. Je laissai mon châle retomber sur mes coudes pliés, la chaleur de la salle me faisant retrouver mes esprits.


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" Ma bonne Dame, voudriez-vous que je vous tire les cartes ? Une telle soirée ne peut qu'annoncer une bonne fortune au milieu de tant de merveilles ! "

Je regardais la femme qui venait de m'aborder. A la couleur de sa peau, il était évident qu'elle n'était pas native d'une des grande puissance, ou tout du moins, pas une noble. Surtout avec l'activité qu'elle me proposait. Je retins un léger sourire d'amusement en y pensant. Tirer les cartes, c'est "montrer l'avenir" et cela ne m'attirait pas vraiment. Je ne voulais pas connaître mon avenir afin de le vivre pleinement. Cette demoiselle devait être montée à bord pour se faire un peu d'argent. Dommage pour elle, je n'en ai pas à dépenser.

"Je vous remercie pour votre proposition mais je ne fais pas partie des gens qui estiment que leur destin soit écrit.  Cela dit, peut-être que je vous regarderais faire sur une autre personne, par curiosité."

Quel mal y a-t-il à être curieuse ? Aucun, tant que l'on reste prudent et dans son rôle. Après tout, une noble de Grèce a peu d'occasion de voir ce genre de chose et serait donc, logiquement, intriguée même si elle n'y croit pas. Et puis, je voyais que mon "serviteur" lui y croyait, vu le regard légèrement choqué en m'entendant refuser la proposition. Je me retins de lui dire que si deux des trois cares sortis semblent intéressantes, une étoile et un soleil il me semble, la troisième représente un pendu et doit donc être une carte mortelle. Et fort probablement l'une des manières par laquelle je risque de passer de vie à trépas.

"Je suis dame Julia Démétriès mais vous pouvez m'appeler Lady Julia."

Je parlais en anglais donc le "lady" était de rigueur. Il n'y avait qu'un faible accent dans ma voix. A cause d'avoir trop voyager et si peu parlé mon grec natal, j'avais presque perdu l'accent de mon pays natal. C'était un peu triste, au fond, un peu comme une part de mon passé qui disparaît, l'innocente Julia de mon enfance, toujours un peu plus chassée par la dureté de la vie. Je souris un peu, pas trop non plus, à la demoiselle, qui est loin d'une laideronne, en attendant sa réponse. Suivant ce qu'elle dira, je monterais sur le pont ou je l'accompagnerais dans une des salles de cet étage. Les deux ont leurs avantages, après tout : jusqu'à maintenant j'ai surtout parcouru les couloirs. J'ignore donc si les salles sont aussi richement décorées.


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D'un mouvement rapide, trahissant l'habitude de la gestuelle, je rabattis les cartes les unes sur les autres pour les dissimuler discrètement dans le pli de ma robe d'où je les avais sorties. Etoile, Soleil et Pendu avaient aussitôt disparu, laissant place à mes yeux noirs, brillants sous les feux qui illuminaient la salle de balle du somptueux navire. Les talonnettes de ces nobles frappaient le parquet ciré dans une même cadence, telles une horloge rythmée par une danse virevoltante. La sincère politesse qui exhala de mon interlocutrice me ramena à elle avec aigreur. Un refus. Cela ne m'avantageait pas ! Cette petite princesse était-elle donc en si bonne compagnie pour refuser ce que tous les nobles du continent s'arrachaient ? L'espace d'un instant, la colère traversa mes yeux, mais cela n'aurait été perceptible que par un fin observateur. Dans ces yeux d'ébène, difficile de reconnaître l'excitation de la haine. Ce qui ravissait apparemment certains blancs esclavagistes, à en croire les malheureuses rumeurs. Lorsque elle eut terminé son bref plaidoyer, j'eus un tout autre regard envers la jeune femme qui me faisait face. Un sourire amusé, presque narquois, vint se déposer sur mes lèvres épaisses. Cette fois-ci, nul doute, mes yeux scintillaient, moqueurs. La dame avait la frousse ! Elle avait peur ! D'un ton légèrement teinté de moquerie, je lui répondis :

" La curiosité est un défaut bien plaisant et fort enrichissant, ma dame. Peut-être vous laisserez-vous tenter après avoir vu les cartes livrer leurs secrets."

L'homme en livrée qui accompagnait la dame semblait outré par le refus de sa maîtresse. Bien, il serait donc la première victime de ma supercherie. La dame, quant à elle, continuait de me parler dans un anglais bien maîtrisé, avec un léger accent presque imperceptible. Je ne savais pas vraiment d'où il pouvait lui venir. Son nom m'aiguilla davantage. Julia Démétriès, Lady Julia. A son sourire de convenances, j'offris une révérence, prenant un pan de ma robe du bout de mes doigts fins et hâlés, aux longs ongles, nuque fléchie.

" Neela Whitecoat, et vous me voyez enchantée de vous rencontrer, Lady Julia. "

Me redressant, je tournai mon regard vers l'homme qui accompagnait Lady Julia. Faisant de nouveau jouer les cartes dans mes mains, je proposai d'un ton enjoué :

" Votre compagnon m'a semblé porter de l'intérêt à la Fortune. Je vous tirerai donc les cartes ! Si vous voulez bien me suivre, je pense que nous serons plus à l'aise dans une pièce plus intimiste."


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" La curiosité est un défaut bien plaisant et fort enrichissant, ma dame. Peut-être vous laisserez-vous tenter après avoir vu les cartes livrer leurs secrets."

J'en doutais un peu tout de même mais je devais reconnaître qu'elle connaissait la manière d'attirer les galions. Par politesse, je me présentais. Il n'y avait aucun risque que l'on reconnaisse une pirate car le nombre des nôtres à connaître mon nom de famille est ridiculement faible. Quand à m'associer avec une fille de la noblesse.. Ah !

" Neela Whitecoat, et vous me voyez enchantée de vous rencontrer, Lady Julia. Votre compagnon m'a semblé porter de l'intérêt à la Fortune. Je vous tirerai donc les cartes ! Si vous voulez bien me suivre, je pense que nous serons plus à l'aise dans une pièce plus intimiste."

Intimiste ? Bigre, était-ce un piège pour attirer des nobles dans une pièce pour les dépouiller ? Non, tout de même pas. Vu la quantité de nobles présents, il y avait trop de gardes pour qu'un tel acte reste impuni. Les chances d'être pris sont trop élevé. Je posais une main sur l'épaule de mon camarade, qui s'apprêtait à suivre l'inconnue.

"Quel intérêt peut-il y avoir à connaître l'avenir d'un simple serviteur ?"

J'insistais un peu sur ce dernier mot, pour rappeler à mon camarade son rôle et la position qu'il doit avoir. Il sembla comprendre le reproche et s'arrêta avant de reculer pour se mettre un pas derière moi.

"Il est trop facile de prédire l'avenir d'une telle personne ou son passé. Non, si je dois assister à une divination, que ce soit avec quelqu'un de plus noble naissance."


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Finalement pendant que le monde grouiller sur le bateau Philippe donna la couronne de France au grand chambellan tout en se décoiffant légèrement, il retira également ça cape

- ne la lâcher sous aucun prétexte, sinon la corde Christophe ! dit le roi tout en laissant les gardes qui le protègent proche du trône

Je compte m'amuser resté ici, surtout garder l'oeil ouvert ou bien ... vous savez ce qui vous attend bande d'incompétents après avoir ordonné à la garde de surveiller de loin le jeune Philippe observa un peut la pièce avant de finalement rentrer dans la foule,

Philippe discuta un peu avec tout le monde avant de finalement bousculé sans le vouloir une dame qui parlait avec une autre dame accompagnée d'un homme, bien que je sois roi, je reste l'homme le plus bien élevé du monde, sur le coup le roi s'excusa sans vraiment se soucier d'être reconnu ou non

-Pardonner moi mademoiselle, j'espère ne pas vous avoir fait mal, je m'excuse sincèrement dit le jeune monarque en les observant....
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Cette Lady Julia ne manquait pas d'air ! Son simple serviteur avait autant le droit qu'elle de bénéficier de mes services, et je n'allais pas manquer de le lui faire comprendre... Alors que je gardais pour moi le fond de ma pensée sur la relation maître-serviteur, ce dernier s’effaça derrière celle qui le réduisait en esclavage rémunéré. Être l'objet de quelqu'un, cela ne devrait pas être possible entre deux êtres humains. Je laissai échapper un court soupir en entendant la Lady réclamer un client de plus noble naissance. Et puis quoi encore ? Comme si j'allais céder à ses caprices ! D'un air contrit, je hochai la tête et d'un ton mielleux ajoutai :

" Pourriez-vous alors m'indiquer le nom de l'un de vos comparses, prêt à jouer avec la Fortune, et me présenter à..."

Avant que je ne puisse achever ma phrase, une silhouette imposante, d'homme sans doute, me bouscula vers l'avant. Décidément, j'aurais mieux fait de porter mes mauvaises intentions vers les invités d'une autre salle ! D'abord cette cliente qui ne mordait pas à l'hameçon, contrairement à toutes les bourgeoises du continent, et maintenant cet idiot qui me heurtait ! Il avait intérêt à s'excuser sitôt que je me serais retournée ! L'air mécontent, je me redressai et me tournai vers celui qui avait manqué de me faire étaler au sol. Je laissai échapper un juron du bout des lèvres, à peine audible, en découvrant celui qui m'avait causé tant de gêne.

" Par la suprême Mami Wata ... "

Le roi de France lui-même se tenait devant moi et me présentait ses plus plates excuses. Je bredouillai quelques mots inintelligibles en lui disant que je n'avais pas eu mal, avant de reprendre mes esprits, laissant un silence s'établir. Le monarque du continent avait de grands yeux bruns très intenses où sa pensée suivait son cours, illisible et insaisissable à la manière d'un cours d'eau. Un monarque Neela ! Et toi tu restes là comme une idiote alors que c'est la Fortune elle-même qui te tend les bras ! Une véritable intervention de l'esprit de chance et de prospérité ! Je m'inclinai brièvement en une petite courbette, fléchissant les genoux et saisissant ma robe, et demandai d'une voix douce chargée d'exotisme :

" Votre Altesse, c'est la grande Fortune elle-même qui vous porte jusqu'à nous. Nous feriez-vous l'honneur d'accepter que je vous tire les cartes ? Lady Julia, ici-même, espérait voir les cartes à l’œuvre. Vous laisserez-vous porter par l'exotisme ? "

J'avais parlé dans un français moyen encombré d'un accent créole qui pouvait déformer certains mots. J'espérais toutefois m'être bien fait comprendre. Séduire le roi de France lui-même ? Et pourquoi pas après tout ? Ce roi-là n'avait pas une très bonne réputation aux Antilles, mais quel monarque était bien vu de son peuple ? Toute opportunité était bonne à saisir. Au moins cela convaincrait-il Lady Julia !


Il n'est de secret qui me soit méconnu.
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" Pourriez-vous alors m'indiquer le nom de l'un de vos comparses, prêt à jouer avec la Fortune, et me présenter à..."

Si j'avais pu lui répondre, je lui aurais proposé de voir avec son bienfaiteur. En effet, une personne comme elle n'aurait pas pu monter à bord d'un tel endroit. En effet, seuls des nobles ont été invité pour célébrer le savoir-faire des artisants français. Toutefois, le fait qu'un homme la bouscule. L'expression qu'elle lâcha trahit son origine caraïbienne. Julia avait déjà entendu cette expression là-bas, quoi que très rarement.

Pardonner moi mademoiselle, j'espère ne pas vous avoir fait mal, je m'excuse sincèrement

" Votre Altesse, c'est la grande Fortune elle-même qui vous porte jusqu'à nous. Nous feriez-vous l'honneur d'accepter que je vous tire les cartes ? Lady Julia, ici-même, espérait voir les cartes à l’œuvre. Vous laisserez-vous porter par l'exotisme ? "

Tout comme Neela, je fis une révérence pour saluer le monarque français, Je ne l'avais jamais vu personnellement mais comme tous ceux de son rang, on pouvait voir sa tête, de profil en général, gravé sur les pièces de monnaie. Je n'en ai jamais compris la raison, d'ailleurs. Surement le côté mégalomaniaque ? En tout cas, mon traducteur eut le réflexe de saluer aussi le roi, maladroitement car il n'avait pas notre savoir-faire et puis, peut-on attendre d'un homme du peuple qu'il sache avoir la grâce de la noblesse.

"C'est une privilège de faire votre connaissance, majesté."

Dis-je en anglais, mon compagnon se chargeant de traduire, un peu en bredouillant. Le pauvre, il devait être fort mal à l'aise en une telle présence. Enfin, au moins avait-il dépassé le stade de la peur : il ne risquait pas trop de se trahir. Il m'avait aussi traduit les propos de l'autre demoiselle, bien sur.

"Je dois admettre mes doutes quand à l'art de damoiselle Neela, majesté, et ma curiosité sur la manière dont elle le pratique. Elle avait proposé que nous trouvions une personne et que nous allions dans un endroit plus privé."

Tout en parlant, je restais légèrement penchée, regardant le sol en attendant qu'il autorise que l'on se relève. C'était la politesse attendue à un dirigeant, même s'il ne portait pas sa couronne. Je ne savais pas trop si ce serait une bonne chose, que le roi accepte. Je n'avais pas tant envie que cela de me faire remarquer et je le serais obligatoirement s'il le faisait. Mais c'était amusant, aussi, et je sentais l'excitation de l'aventure m'envahir un peu, comme quand nous faisons la course avec une frégate.


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