He who seeks freedom and fortune course the endless seas.
Dans un monde en ébullition, dirigé par l’avidité des nobles et secoué par les plus audacieux, quel sera votre rôle ? Milles trésors et mystères hantent ces mers, serez-vous capable d'en tirer l'avantage ? Prenez le large et voguez vers ces horizons inconnus !
Le règlementL'histoirePrésentationGestion des personnagesLes prédéfinisPartenariat
A savoir
# Ouverture du forum le 18/07/17
# 16/08/17: accueillons notre nouveau maitre du jeu.
# 20/09/17: Quête - Exhibition à la Française.
# 29/10/17: Jeu, la petite chasse au trésor.
# 06/05/18: Jeu, bataille navale, Niveau I.
Contexte
1717,Une odeur de poudre flâne sur les vagues. Quelques débris flottent, balancés par la houle indifférente aux massacres. Au loin des coups de canon, des cris et le frémissement métallique des épées résonnent :Les peuples du bassin Ouest-Atlantique se battent farouchement pour dominer les mers et imposer leurs lois, tandis que des pirates pillent sans scrupules le moindre navire susceptible de leur rapporter de quoi vivre. Avides de liberté, ambitieux ou désespérés, ces derniers poussent les limites du connu, bravant les dangers les plus sombres et chassant les trésors perdus...
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Evénements
Exhibition à la Française
Les prémices de grands débordements. Acte Premier - Introduction
Le vent battait sauvagement les voiles en ce chaud début d’Avril. La ville de Nantes était en effervescence depuis plusieurs jours, l’on avait rarement vu autant de traducteurs dans cette belle ville portuaire française. Il se murmurait que le roi de France et la reine d’Angleterre elle-même s’étaient intéressés à l’événement. Et quel événement ! L’inauguration d’un navire unique en son genre.L’Aphrodite entrait dans les eaux froides de l’océan Atlantique et pour l’occasion son propriétaire organisait un immense banquet ou tout le monde était invité à condition d'avoir un nom important. Pour les nobles cela n’était aucunement un problème, pour les jeunes bourgeois, travailleurs aisés ou petits seigneurs, c’était une autre histoire. Certains civils s’étaient vu offertl’accès au bal pour leurs divers compétences, ils étaient dispensé du droit d’entré en échange de servir contre rémunération. Il n’y avait nul doute qu’il y aurait quelques invités indésirables, pour ces derniers, corsaires, marines et mercenaires s’affichaient fièrement sur le port de Nantes et l’Aphrodite.
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Pirates and Freedom
Un combat pour la liberté

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La vengeance est un plat qui se mange chaud (Pv Neela)

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Cela faisait maintenant plusieurs mois que Kurosu suivait son maître sur ce navire, ils avaient participé à l'inauguration de la nouvelle flotte du Shogunat, enfin une partie de la flotte. Et quelle inauguration ! Rien de moins qu'un voyage du Japon vers l'Europe, de mémoire c'était la première fois que les Japonais allaient aussi loin et pour Kurosu est son maître ce n'était pas fini. Le seigneur Shimizu avait rencontré un gouverneur des Caraïbes et ce dernier l'avait invité chez lui, l'occasion de parler diplomatie, échanges commerciaux ect...

Le représentant du Shogun avait laissé le seigneur Shimizu y aller, le reste de la flotte devait quant à elle rentrer au Japon, mais il était logique de laisser un ministre chargé de la diplomatie extérieure en apprendre plus sur d'éventuels futurs partenaires de commerce. Ainsi donc c'était une frégate accompagnée d'un shooner qui se dirigèrent vers les Caraïbes, territoire encore très inconnu et très mystérieux pour les étrangers.

Encore un long voyage en bateau, Kurosu n'aimait pas le bateau, il n'aimait clairement pas navigué, ces premiers jours furent marqué par de terribles vomissement et un mal atroce. Il avait pensé sur le moment que son être était souillé, mais en réalité cela s'appelait le ''mal de mer''. Après un moment d'acclimatation le mal était parti, mais pas en totalité, à vrai dire Kurosu sentait qu'il ne se sentirait jamais totalement bien à bord d'un navire.

Sa première fois sur un navire fut finalement longue et éprouvante, de plus le pays lui manquait terriblement. Heureusement plusieurs choses venait égayer tout cela, déjà le dépaysement procuré, l'Europe était tellement différente, et là ils avaient déjà passé plusieurs petites îles des Caraïbes, sable blanc, eaux turquoise, température chaude, c'était vraiment des paysage magnifique. Il rencontrait de nouvelles personnes et de nouvelles cultures et curieux comme il était c'était un bon moyen pour lui d'apprendre. Mais surtout il y avait la princesse Nene, comme le seigneur Shimizu et sa femme n'avait qu'une fille unique, le seigneur faisait tout pour en faire sa digne héritière et lui faire faire cette traversée était un bon moyen pour elle d'apprendre et surtout de nouer des contacts. Kurosu l'appréciait beaucoup, ils discutaient souvent tous les deux, elle était un peu plus jeune que lui, mais elle était déjà très mature et réfléchie.

Et ainsi donc les voilà tous à bord cette frégate, l'Aralia, entrant dans les Caraïbes et l'accueil était déjà là visiblement, en présence d'un navire pirate fonçant droit sur eux. Shimizu Tokane était un diplomate et un ministre, mais il était avant tout le seigneur d'une province et un guerrier, inutile de dire que les ordres furent clairs : se préparer au combat. La princesse rejoignit ses quartiers pour s'y cacher accompagner de son yojimbo personnel.

Et le combat débuta, tout d'abord le rugissement des canons, autant dire la partie ou Kurosu se contentait d'observer, près à sauter pour prendre une balle pour son maître, ou à le pousser pour éviter un plus gros projectile. Même s'il n'était pas un expert, le petit corbeau voyait bien que la frégate de son maître et son équipage était malmené, cela s'annonçait mal, très mal même. Tout ceci fut confirmé par un choc violent après qu'un marin ai prévenu du dit choc. Le navire des pirates était entré en collision et l'abordage commençait.

Fidèle à lui-même le seigneur Shimizu donna ses ordres vite et bien, le combat commençait, mais au moins c'était la spécialité de Kurosu, les deux navires étaient accrochés l'un à l'autre par des grappins, ils tanguaient moins et cela permettait au jeune homme de pouvoir se battre au maximum de ses capacités.

Kurosu lui se battait, proche de son maître, il remarqua tout de même le départ discret d'une barque vers le shooner qui accompagnait l'Aralia, la princesse Nene s'échappait avec son yojimbo et quelques hommes. Une manœuvre certainement déjà prévu de longue date par Tokane et sa fille. Un petit sourire pointa sur le visage du jeune homme, car la situation présente elle n'était pas rassurante, Nene s'en sortirait.

Le navire commençait doucement à sombrer, mais tous les hommes à bord continuait de se battre, aucune chance que les japonais permettent à ses bandit de leur voler quoi que ce soit, Kurosu, lui, cherchait désespérément une idée pour permettre à son maître de survivre, même s'il serait quasiment impossible de lui faire quitter le champ de bataille. La seule chance de survie était une victoire et d'aborder le navire pirate pour repartir avec. Seulement tout le monde tombait et bientôt, sous les yeux horrifié de Kurosu, son maître pris une balle de pistolet en plein dans le torse.

Assez proche il ne fallut pas bien longtemps pour que le jeune homme soit aux côtés de son maître. Ce dernier ne prononça que deux prénoms avant de mourir, celui de sa fille et de sa femme. Beaucoup de sentiments traversèrent l'esprit du jeune homme, mais il eu le premier réflexe de regarder le tireur et d'écouter. Un de ses hommes lui parlait, parlant d'un homme qui avait mis le feu à la réserve de poudre et de fuir. Le capitaine leur ordonna de prendre des trophées avant de remonter sur son navire.

Kurosu savait ce qu'il lui restait à faire, il se saisi d'un morceau de tissu et de son wakizachi et il trancha la tête de son maître avant de la placer dans le tissu et de nouer ce dernier à son obi (ceinture de tissu). Voyant qu'il était l'un des derniers survivants et que ses ennemis s'approchaient de lui il rengaina le petit sabre pour porter sa main sur son katana. Il ne savait pas du tout où il allait. Autour de lui que de l'eau et il ne savait pas nager de plus...

Pas le temps d'en dire plus la grosse partie encore émergée du navire sauta, la dernière brillante idée d'un des soldats de Shimizu. Le navire du capitaine pirate avait survécu, mais nombre de ses hommes étaient morts, sans parler de la prise qui coulait sans rien avoir donné. Kurosu lui fut expulsé par le souffle de l'explosion dans l'eau, il perdit connaissance avant même de la toucher.

Pourtant, le destin ne voulait pas le voir mourir, pas encore visiblement, car il se réveilla, sur un petit navire, certainement un shooner, il vérifia immédiatement la présence de ses lames et de l'étoffe contenant la tête de son défunt maître, les deux étaient là. Des marins étaient autour de lui, quand il se releva c'est un homme mieux habillé qui lui parla. De l'anglais, heureusement il le comprenait plus ou moins bien. En tout cas il était à bord d'un navire marchand visiblement. Et c'est là que commença la ''discussion''.

Kurosu leur expliqua avec difficulté qu'il devait retrouver un pirate, cela fût long, mais ce fût encore plus long de leur expliquer ce qu'il y avait dans son étoffe sanguinolente et surtout les raisons. Le petit corbeau ne savait pas quel miracle, mais les hommes acceptèrent de l'amener à Port Royal, un endroit à pirates, selon eux et pas très loin d'ici. Si c'était un port c'était parfait, le navire pirate avait sans nul doute besoin de réparation et si c'était si proche.

Il était important de prendre la décision de se venger rapidement et de le faire tout aussi rapidement. Il pourrait ainsi venger son maître et restaurer son honneur, pour le sien... il avait fauté, échoué, le seppuku ou l'exil, se serait au choix de la fille de Shimizu. Devenir un ronin... quelle déchéance. Kurosu passa le temps à prier, louer Tachigami pour qu'il lui donne la force d'aller jusqu'au bout, mais il n'eut pas l'occasion de trop s'attarder là-dessus, car Port Royal n'était plus très loin. Malheureusement l'équipage ne pouvait pas aller plus loin, inutile pour eux de trop approcher des pirates, aussi ils laissèrent tout de même une barque pour que le jeune homme puisse rejoindre le port. Le petit corbeau les remercia pour leur gentillesse, n'ayant pas remarqué qu'ils semblaient avoir plus peur de lui qu'autre chose.

Ainsi donc, habillé de son hakama (sorte pantalon), son haut de kimono et son haori (sorte de veste ^^), muni de son daisho (ensemble katana et wakizachi) et du sac de tissu improvisé à présent bien rouge) que le jeune homme rama vers le port de Port Royal.


La tenue de Kurosu (sauf que la sienne est usée et un peu tachée pour le coup ^^)
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« Ah... intéressant. La Maison-Dieu... »

Cette carte, seizième arcane, arborait une tour dont le sommet détruit laissait choir deux personnages. La Maison-Dieu un avertissement porteur de renouveau destructeur. La chute pour se relever. Le chaos pour la reconstruction. Parfois la mort, pour permettre la vie. Je replaçai une sombre mèche de cheveux derrière mon oreille et plongeai mes yeux dans ceux de la femme du gouverneur. Nous nous trouvions dans sa chambre, lieu de l’intimité et du cœur de la famille du gouverneur de Port-Royal. En effet, la femme du gouverneur et moi-même étions intimes. Je lui lisais son avenir dans les cartes chaque semaine contre un peu d’argent et quelques renseignements que je préférais glaner moi-même pour les garder précieusement. La Maison-Dieu n’était pas de bonne augure. Et ma cliente le savait.

« Rassurez-vous, madame, la Maison-Dieu ne met pas en jeu que des forces mauvaises. Une épreuve sera à surmonter, mais vous en puiserez un grand bénéfice et je peux vous assurer que... »

La porte s’ouvrit sur un gouverneur tremblant et furibond, le visage rouge et les yeux exorbités. Je ne pus achever ma phrase, coupée en plein élan de lyrisme par cet intrusion. Fronçant les sourcils, j’observai la scène qui se déroulait devant moi, impuissante.

« Margaret ! J’ai reçu une … Mais que fait encore cette nég... cette diseuse de bonne aventure chez nous ? Je ne peux tolérer que cette frivole saltimbanque aux mœurs légères pénètre jusque dans notre chambrée ! Margaret ! Madame, veuillez bien quitter notre demeure ! »

Visiblement, l’épouse du gouverneur était gênée mais ne trouvait rien à répondre. Le menton haut, je ramassai mes cartes de tarot et les dissimulai dans un pli de ma robe. Cette tenue figurait parmi mes préférées : camaïeu de bleu et de vert qui rappelait les teintes du plumage du paon, elle mettait en valeur mes formes et mon teint de négresse, comme avait manqué de peu de le souligner le bon gouverneur. Toujours le visage haut, un léger sourire sur les lèvres, je pris les mains de Margaret entre les miennes et la saluai, avant de m’incliner devant le gouverneur et de quitter la pièce, en prenant soin de ne pas refermer en entier le battant de la porte. Faisant mine de relacer mes bottines à talon, je me penchai et écoutai l’étonnante conversation entre le gouverneur de Port-Royal et son épouse.

«  Margaret ! Combien de fois devrais-je vous dire que ces sornettes ne peuvent que nous attirer des ennuis ? Je n’apprécie pas savoir cette fouineuse chez nous, et encore moins dans notre chambre ! On la surnomme même la Néphile Dorée en ville !

- Ce n’est pas la présence de la petite Whitecoat qui vous ennuie, je le sais. Contez-moi vos tracas. »


L’ombre du gouverneur glissa devant la porte et je retins mon souffle, ne faisant aucun bruit. Il soupira longuement avant de commencer à livrer ses secrets d’un ton plus froid.

« Les Asiatiques que nous attendions n’arriveront pas ce soir, Margaret. Leur navire a été attaqué par des pirates. J’ai reçu une missive de la part de ce chien de gouverneur français d’Oniara ! Voici donc, je vais vous en lire une partie : … j’ai le regret de vous annoncer que la famille Shimizu, délégation japonaise que vous attendiez impatiemment pour nouer une bonne alliance, n’arrivera pas dans votre bon et royal port. Leur navire a essuyé une attaque de pirates et a sombré. La princesse Nene Shimizu et son esclave ont ramé jusqu’à notre port. Nous les avons recueillis. Comprenez bien que son arrivée à Port-Royal est compromise et reportée. Nous prendrons bien soin d’elle jusqu’à son départ pour le Japon …
Voyez avec quelle audace ces chiens de Français nous volent nos accords et notre marché ! Je suis sûr que ces pirates étaient envoyés par Oniara ! »


La colère sourdait de nouveau de la bouche du gouverneur. J’en savais assez pour pouvoir m’éloigner discrètement, la voix forte de l’époux de Margaret résonnant dans la demeure. Une fois sortie, je me mis en route pour les quais où je devais retrouver l’un de mes clients. Il s’agissait d’un pirate pour le compte duquel je revendais les marchandises qu’il m’apportait. C’était un bon client pour lequel j’aimais receler. Sur le chemin, mon esprit fourmillait des informations que je détenais. Onira, île française, détenait une princesse japonaise avec laquelle les Anglais voulaient entretenir des liens commerciaux. Il me fallait davantage de détails sur le sujet. Nene Shimizu. Je m’efforçai de retenir ce nom jusqu’à ce que je puisse le noter dans l’un de mes carnets. Nene Shimizu. Cette affaire pourrait rapporter gros, tant en argent qu’en pouvoir. Si l’Angleterre apprenait que le gouverneur avait perdu un contact avec des Asiatiques (et une famille royale qui plus est!), au même titre qu’il avait perdu Port-Royal, je ne donnais pas cher de sa tête !

Le navire d’Owen the Scarred (le Balafré) n’était pas encore à quai. Quelque chose avait dû le retarder, une prise inattendue sans doute. Je traînai donc quelques instants le long des quais, dépensant quelques sous contre des denrées de première nécessité. Les Français exigeraient certainement une rançon en échange de la princesse. Ou bien ils allaient très civilement la renvoyer chez elle avec une escorte et nouer un pacte commercial et pourquoi pas une alliance militaire contre les Anglais et leurs maudits pirates... J’imaginais bien la princesse soulever une armée de japonais … mais je ne savais pas du tout à quoi pouvait bien ressembler un japonais ! J’avais croisé un asiatique, une fois, à Port-Royal, mais il était refroidi par l’eau de mer qui emplissait ses poumons et dégageait une odeur nauséabonde qui m’avait fait fuir les quais où il se trouvait. Lassée d’attendre Owen et sa cargaison, j’étais sur le point de regagner la Mouette Cendrée lorsqu’une étrange silhouette arpentant les docks me fit écarquiller les yeux. L’homme avait les cheveux argentés et portait une sorte de peignoir taché de sang et sali par des marques de crasse noire. Un juron de stupeur m’échappa. Le type avait des yeux si plissés qu’il ne pouvait s’agir que d’un asiatique. Décidément ! La Maison-Dieu nous jouait des tours à tous ! Le malheur du gouverneur pouvait bien annoncer ma bonne fortune. Cet homme n’était pas là par hasard, et son air à la fois perdu et déterminé m’intriguait. Il n’avait rien à faire ici, le personnage détonnait dans ce cadre caribéen. Je m’avançai vers lui, le visage empli de chaleur, une fois la surprise passée. Qui qu’il soit, cet étranger m’intéressait pour tout ce qu’il pourrait m’apprendre.

«  Hé bien, étranger, tu m’as l’air perdu ! Si tu cherches un endroit où boire et manger, j’ai ce qu’il te faut. Si c’est un renseignement qu’il te faut, je suis également la bonne personne... »

Maintenant assez près de lui pour décrypter chaque parcelle d’expression de son visage ou de son regard, j’insistai avec assurance:

«  Alors, puis-je t’aider ? »


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A chaque coup de rame une pensée traversait l'esprit du jeune samurai, que ce soit sa vengeance, son échec, ses pensées pour Nene ou même rien que le fait de penser à ramer, à chaque coup une pensée, même si elles se répétaient. Les marchands ne l'avaient pas laissé très près du port malheureusement et le soleil commençait à tomber doucement lorsqu'il arriva sur les quais. Un grand moment pour les pêcheurs du coin, un petit gamin au tient très clair, chevelure comprise, portant des vêtements étrange galérant à trouver l'équilibre sur sa barque pour se hisser sur le quai.

Mais il réussi tout de même, il était arrivé à Port Royal. S'il avait été éblouis par la beauté des Caraïbes, Port Royal se montrait plus terne au premier coup d'œil, sa puait (mais ça il le mettait sur le compte du port surtout), c'était plutôt gris et les autochtones ivres qui se moquaient de lui visiblement ne semblaient pas très agréable à vivre. Comment une contrée à la nature si jolie pouvait attirer des déchets comme ces hommes ou ceux qui les avaient attaqués.

Cette simple pensée recentra totalement le personnage, il devait retrouver ce navire, ce drapeau. Un crâne avec un couteau dessiné à sa droite. Kurosu n'était pas idiot, il savait qu'un pavillon comme celui-ci était personnel, s'il trouvait le drapeau, il trouverait le capitaine, c'était simple et efficace et s'il n'était pas à bord il ferait cracher son nom par quelqu'un et le hurlerait jusqu'à tomber dessus, un plan de génie.

Il entama donc les recherche, la main gauche poser sur son daisho, ses yeux scrutaient la cime des mats de navire, de temps en temps il regardait autour de lui, il voyait et entendait des choses et des gens différents, qu'il ne comprenait pas vraiment. Il était bien loin de chez lui et seul et c'est à ce moment qu'il le ressentait vraiment. Il s'arrêta un instant pensant pour la première fois qu'il était plausible que le pirate ne soit pas là. Après tout, les marchands lui avaient proposé cette idée, car c'était le rassemblement de pirates le plus proche, mais peut-être que ce bandit était parti dans une direction opposée. En tout cas pour le moment il ne voyait pas ce fichu drapeau.

Trop de pensée, de sentiment, il devait se calmer, il ferma les yeux un instant et respira un grand coup avant d'expirer doucement. Il venait de se souvenir, le nom du port où ils se rendaient : Port Royal. C'était donc ici ? Il y avait un gouverneur ici ? Un homme qui régissait l'endroit, un endroit considéré comme un vivier de pirates par les marchands ? Il devait y avoir une erreur, mais si ce n'était pas le cas, alors il pourrait trouver de l'aide chez le gouverneur, peut être.

Il était vraiment paumé là, autant pas la situation, l'endroit que lui-même. Il fallait qu'il se concentre, malheureusement pour lui ce qui arriva n'allait pas l'aider. Une femme avança vers lui, une femme à la peau noire. Il en avait déjà vu, à ce qu'il avait comprit ils étaient des genres d'éta (classe la plus basse au Japon), mais non payé. Il n'avait pas bien compris pourquoi les gens noirs de peau, ni même pourquoi leur peau avait ce teint. Enfin entre ça et les yeux tout rond des Européens... En tout cas cette femme lui adressa la parole, elle dégageait quelque chose de chaleureux, sa robe et sa stature annonçait un certain rang... certainement. Pas très doué pour reconnaître ça en temps normal, ici c'était encore plus compliqué. Il avait compris ''boire et manger'', mais ce n'était pas important, par contre le terme ''renseignement'' et ''aide'' le fit réagir. Il salua la jeune femme en s'inclinant rapidement avant de se remettre droit.


Hai Dame. Moi chercher drapeau à crane et lame !! Eto... Port Royal ? Gouverneur ? Voir gouverneur !!


Le gamin n'était pas paniqué, il semblait plutôt pressé. Bon il y avait peut-être un poil de panique vu sa situation. Mais il était déterminé, clairement il avait une mission.
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Mes yeux ronds de surprise s’agrandirent et mon sourire s’élargit lorsque je vis le garçon s’incliner devant moi. Je manquai de pouffer de rire. En m’approchant de lui, j’avais pu constater qu’il atteignait à peine la vingtaine, avec un visage parfait, sans un pli d’âge et au teint pur. L’arme qu’il portait m’était inconnue. J’en avais déjà vues de semblables, mais je n’en connaissais pas le nom ni l’utilité. En tous cas, j’avais face à moi un guerrier asiatique. Un défenseur de la famille royale, peut-être ? Un prince lui-même ? Etant donné son jeune âge, la seconde me semblait plus probable.

Je m’efforçai de masquer mon air ébahi lorsqu’il se redressa et j’arborai un visage chaleureux, au regard presque maternel. Ce môme s’était incliné devant moi. Qui donc se prosterne devant une négresse ? L’innocence elle-même, sans doute. Le jeune homme possédait une voix pure qui changeait des gros timbres pirates usés par l’alcool et la fumée. Ses yeux brillants témoignaient de sa détermination. Le p’tit savait ce qu’il voulait ! Il ne savait simplement pas comment l’obtenir... Cela me plaisait, je dois l’avouer, de le voir tributaire de mon aide. Son anglais était teinté d’un fort accent que je n’avais jamais entendu, cependant, il faisait l’effort de se rendre compréhensible.

Le p’tit cherchait le pavillon noir au crâne et au couteau. Les couleurs d’Owen the Scarred... Je fronçai les sourcils, pensive. Pourquoi donc le p’tit asiatique s’intéressait-il à un pirate tel qu’Owen ? Quelqu’un lui avait sans doute indiqué qu’Owen pourrait le débarquer non loin d’Oniara. Je les mettrai en relation lorsque je m’en serais assurée et qu’Owen serait revenu à quai avec ma marchandise. Le garçon aux traits fins et aux cheveux d’argent cherchait également à rencontrer le gouverneur. Une série d’émotions passa à travers moi sans jamais paraître devant mon interlocuteur. La surprise d’abord. J’avais donc bel et bien devant moi un Shimuzu ! Cette idée m’apporta une grande satisfaction qui se mua en crainte. Le gouverneur ne devait surtout pas rencontrer le garçon maintenant ! La frivole Néphile dorée avait une nouvelle toile à tisser avant de lui servir le moustique sur un plateau... L’époux de Margaret allait voir de quelle manière la Maison-Dieu lui rendrait service ! Je jubilais intérieurement tout en guettant autour de moi l’imminente arrivée du gouverneur. Ce-dernier aurait vent bien assez tôt du débarquement du Japonais et je devais agir promptement. Rapidement, je planifiai mes actions : interroger l’asiatique et éventuellement, l’apporter au gouverneur pour avoir une récompense. Pour cela, nous devions en premier lieu nous rendre à la Mouette Cendrée ou dans la ruelle qui se trouvait à son arrière, très peu passante.

«  Je connais le pavillon noir, au crâne et au couteau. Je connais le pirate que tu cherches. Suis-moi dans un endroit plus... discret, et je t’aiderai à le trouver. Je te dirai ce que je sais sur lui. »


Jetant des regards autour de nous, je vis que l’agitation se faisait plus dense et les yeux rivés sur nous me mirent sous pression. Je n’allais pas perdre si vite la face. Le gouverneur ou Owen allaient arriver d’une minute à l’autre. Je posai une main amicale qui pressait néanmoins délicatement le bras du jeune homme en peignoir pour l’inviter à me suivre, mais celui-ci esquiva mon geste avec une grande facilité, si bien que ma main n'atteignit jamais son bras. Surprise, je le regardai. Cela ne devait pas être sa coutume. Le contact physique ne semblait pas lui plaire. Mes belles paroles et mes informations le tiendraient davantage en haleine que mon corps et mes attributs physiques. Tant mieux ! Cela changerait de ces pirates en mal de corps féminin dirigés par leurs bourses ! Le jeune asiatique hocha la tête et accepta de me suivre.

Je fis un détour pour gagner la ruelle qui donnait sur l'arrière de la Mouette Cendrée, afin de m'assurer que nous n'étions pas suivis par un quelconque informateur du gouverneur ou d'Owen, personnages que le p'tit recherchait et ceux-ci devaient également désirer rencontrer. Des caisses en bois encore présentes de notre dernière livraison de denrées alimentaires nous masquaient des regards de la rue perpendiculaire. Personne ne viendrait nous déranger ici, et je pourrais toujours nous replier dans la taverne. La ruelle était faite de pavés mal équarris, usés par le passage des charrettes de livraison et les sabots ferrés des chevaux. Une certaine puanteur y régnait, comme pour nous rappeler que les égouts n'étaient pas présents partout à Port-Royal. Prenant soudainement un air sérieux, je demandai au jeune homme en m'assurant de bien me faire comprendre :

« Le pirate que tu cherches se nomme Owen the Scarred et son navire n'est pas encore arrivé à Port-Royal. Il devait arriver en début d'après-midi. Maintenant, dis-moi pourquoi tu veux le voir.»

D'un geste de la main, je lui signifiai qu'une information en valait une autre et que notre échange serait donnant donnant. J'attendais de sa part qu'il me livre ses secrets et je lui livrerai Owen. Une princesse valait plus qu'une cargaison. Et de toute façon, je m'arrangerai pour récupérer la dite-marchandise !


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Le destin avait mis cette femme sur sa route c'était certain. Il fallait avouer que tout de même, il n'était pas bien rassuré, lui qui était habitué à un univers militaire d'homme, se retrouver face à une femme dans une ville étrangère ne le rassurait pas. Mais elle était venue vers lui par pure gentillesse pour lui proposer de l'aide, il ne savait pas quel genre de rang elle occupait, mais en tout cas elle venait aider un inconnu et surtout un étranger sans rien demander en retour.

Pour tout le monde ou presque cela pourrait paraître suspect, mais Kurosu n'était pas habitué à devoir décrypter les gens à douter de leur honneur ou de leur honnêteté. Pour le moment tout ce qu'il voyait c'était une étrangère venir aider un étranger et c'était extrêmement louable pour le jeune homme, il faudrait qu'il la remercie plus tard, mais avant toutes choses il avait une vengeance sur le feu, d'abord le pirate, puis s'assurer de la santé de Nene, remercier cette étrange femme et enfin... la fin très certainement ou l'exil pour lui.

Elle lui répondit donc et assez clairement qui plus est. Mais il n'avait pas trop de mal à comprendre l'anglais quand il se concentrait. Elle connaissait donc le pirate, le visage du jeune homme ne cacha pas une certaine surprise, mais qui fut vite remplacé par un visage plus ferme, ayant tout de même un petit sourire en coin. Par contre, elle semblait légèrement plus pressée depuis qu'il lui avait parlé, le jeune homme flairait quelque chose, mais il ne savait pas quoi, il plissa légèrement les yeux, mais il hocha tout de même la tête pour indiquer qu'il la suivrait, tout en pivotant légèrement pour l'empêcher de le toucher.

Néanmoins, il la suivi, une petite inspection autour de lui, lui confirmait qu'ils étaient observés, certainement à cause de lui. Peut-être la raison pour laquelle il la trouvait pressée, c'est vrai qu'il aurait été mieux de garder l'effet de surprise face à Owen. Ainsi il la suivi un peu plus dans la ville, il y avait une odeur horrible et le jeune homme préféra placer sa main devant son nez quelques minutes le temps qu'il suivait la femme noire. Les pavés n'étaient pas mieux, peu pratique pour ses sandales. Elle l'entraîna dans une ruelle et le jeune homme posa sa main sur son daisho, au cas-ou, n'ayant pas la main directement sur le manche le geste n'était pas à interpréter comme mauvais, enfin chez lui en tout cas.

Il compris le discourt de la jeune femme, enfin le plus important, c'est ce qui lui semblait en tout cas. L'homme s'appelait Owen le Balafré et il n'était pas là, mais il devait. Kurosu n'aurait jamais cru arrivé avant lui, mais peut-être qu'il était simplement parti autre part. La pensée qu'il aurait pu rattraper la princesse lui traversa l'esprit, mais elle était parti en shooner, trop rapide pour le navire du pirate. Mais bon autant être préparé à tout. La femme noire lui fit signe qu'elle voulait aussi en savoir plus, ce n'était pas ses affaires et c'était impoli, mais il le serait tout autant de ne pas lui raconter. Elle venait de lui donner des informations importantes et les siennes n'étaient pas sous le secret d'état. Il décida de tout raconter.


Je être serviteur seigneur Shimizu. Lui invité Port Royal, mais attaqué par pirate. Pirate-capitaine tuer maître, moi devoir venger lui.


Donc ainsi il avait pu rendre la pareille à cette femme, une affaire rondement mené et pour le jeune homme il semblait logique que cela s'arrêtait ici pour leur discussion, n'ayant même pas compris qu'elle s'informait elle-même. Il s'inclina une nouvelle fois.

Arigato... merci. Il se redressa. Owen... moi l'attendre quai. Sayonara

Certain donc que cette rencontre était finie le jeune homme se détourna de la Néphile, ayant pour but d'attendre Owen sur les quais. Pour le gouverneur il trouverait certainement quelqu'un pour lui indiquer le chemin.
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De toute évidence, mes informations avaient subitement tari la curiosité du moustique japonais que je m'apprêtais à dévorer. De toute sa jeune naïveté, il me raconta son histoire en quelques mots, omettant les nombreux détails qui auraient alimenté mon imagination et m'auraient aidé à tisser la toile des mensonges et de la manipulation. Au nom de Shimizu, prononcé à la perfection dans sa langue maternelle, je frémis sensiblement, sentant les petits cheveux de ma nuque se dresser au son de la fortune. Ainsi, Owen the Scarred avait pris en chasse le navire des Shimizu. Ceux-ci n'avaient pas dû en réchapper, exceptés la princesse et mon jeune interlocuteur. Et maintenant le garçon voulait venger son "maître". Etait-il un esclave lui aussi ? A l'image de mes grands-parents, je le voyais trimer dans les rizières que nous décrivaient certains voyageurs à la taverne. J'eus soudainement envie de le retenir, de lui annoncer qu'il était libre désormais et qu'aucun maître ne le retiendrait plus jamais s'il le désirait, que ses chaînes étaient brisées dès l'instant où il avait posé le pied à Port-Royal, mais... je le laissai s'incliner, de nouveau béate devant ce geste inhabituel à l'égard des gens de ma race. Le regard triste, je le laissai s'éloigner de quelques pas. Quel esclave faisait le vœu de venger son oppresseur ? Etait-ce un moyen de se libérer de ses chaînes ? Les Asiatiques avaient, selon les rumeurs, d'étranges coutumes aux yeux des occidentaux. Y avait-il un rite ? Prendre la vie de celui qui avait pris celle que l'on s'était promis de prendre ? Je n'y comprenais rien. Sa détermination me troublait, alors que je le voyais s'éloigner dans la ruelle.

Je me mis alors à courir sur le pavé mal équarri, manquant de me tordre une cheville, pour le rattraper. Le p'tit gars était déterminé. Quelque chose, mon instinct, me poussa à croire qu'il ferait tout pour retrouver la princesse si je le menais dans la bonne direction. Je sentais que je pouvais modeler cet esprit comme bon me semblait, il suffirait de lui insuffler les bonnes pensées pour alimenter ses voiles... Je me mordis la lèvre avant de crier pour qu'il s'arrête.

" Attends, l'étranger ! Pas Sanoyara ! Laisse-moi t'aider... Je sais des choses sur Shimizu ! "

Maintenant toute proche de lui, je l'incitai à reculer dans la ruelle, à l'abri des regards et des oreilles. La Maison-Dieu allait-elle m'offrir le revers de la malchance du gouverneur et de son épouse ?

" Ecoute-moi. Si je t'ai aidé, c'est parce que j'ai entendu parler de Shimizu le Japonais. Ton arrivée sur les quais m'a fait comprendre que vous étiez liés. Je... ce qu'il y a ... j'attends une cargaison de la part d'Owen. Est-ce que tu comprends ? Je veux t'aider à te venger car ton histoire m'a touchée, pour t'aider à briser tes chaînes et être libre toi aussi, mais... "


Je laissai un silence. Les informations n'étaient pas claires, visiblement. Je voulais tant l'aider que je n'avais pas besoin de m'en persuader pour lui mentir. Je ne mentais pas. Tout simplement, je ne lui dévoilais pas encore mes réelles motivations. La récompense pour la princesse Shimizu. Voilà ce qui était vraiment ma ligne de mire. Me focalisant sur cette information, j'inspirai et poursuivis :

"... Je peux te laisser rencontrer Owen, mais il faut que tu me laisses récupérer la cargaison auparavant. Peux-tu me rendre ce service ? Et, en échange, je pourrai te dire ce que je sais de Shimizu et de la princesse. "


Je n’aimais pas livrer des informations capitales, mais dans ce cas précis, c’était plus que nécessaire. Certains termes accrocheraient son attention, lui qui était un étranger et ne comprenait pas toutes mes belles paroles. Je le regardai droit dans les yeux, ces yeux brillants de jeunesse et de pureté.



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Kurosu aurait encore eu une tonne de questions à poser à la jeune femme noire, mais le plus important avait été dit, pour le moment seul la vengeance comptait le reste était superflu et surtout il ne devait pas perdre de temps pour venger son maître il était important de le faire le plus rapidement possible. Ainsi donc il avait l'information la plus importante à ses yeux pour le moment, il ne lui restait plus qu'à attendre Owen sur les quais pour le tuer lorsqu'il posera un pied sur la terre ferme, après il pourrait rencontrer le gouverneur.

Cependant, il fut à nouveau stoppé par la femme noire qui lui courra après, elle voulait encore l'aider ? Visiblement elle le voulait, Kurosu avait compris qu'elle avait échangé des informations contre d'autres, mais du coup il ne voyait pas trop comment se rembourser par la suite, car il n'avait plus grand-chose d'intéressant à lui apprendre selon lui. Au nom de Shimizu, écorché par la belle, le jeune homme afficha à nouveau un regard curieux et intéressé. Savait-elle où était la princesse ?

Elle était très proche de lui lorsqu'elle l'incita à revenir un peu plus dans la ruelle, ce qu'il fit sans réellement poser de question à vrai dire. Kurosu retrouva ses yeux légèrement plissé lorsque la jeune femme lui expliqua qu'elle savait des choses sur Shimizu et qu'elle avait compris qu'ils étaient liés. Visiblement elle avait quelque chose à gagner dans cette histoire, mais cela ne dérangea pas Kurosu, même s'il avait été assez dégourdi pour comprendre qu'elle se servait de lui cela ne le dérangerait pas. Car elle aidait à venger son maître.

Visiblement Owen devait lui ramener quelque chose qu'elle attendait, elle voulait l'aider à se venger, apparemment son histoire l'avait touché et elle voulait l'aider à se libérer, il savait qu'elle disait cela, car elle ne connaissait pas leur culture. Il ne releva pas le fait qu'elle ai ajouté ''toi aussi'', car sur le coup il n'avait pas bien compris. Par contre, il comprenait le fond, elle voulait récupérer ce qu'Owen lui devait avant que Kurosu ne le tue, cela ne dérangeait pas tellement le gamin, même s'il imaginait que le restant de l'équipage d'Owen essayerait de le protéger et qu'il devrait tous les tuer. A ce moment-là inutile d'attendre qu'Owen donne la marchandise, elle pourrait la prendre elle-même.

Mais il comprenait ce qu'elle voulait et la promesse qu'elle lui raconte tout ce qu'elle savait sur la princesse Nene était bien suffisante pour le jeune homme. La jeune femme du Destin le regardait droit dans les yeux, il était un peu impressionné par elle si proche de lui. Il se perdit un moment dans les yeux bruns de cette inconnue, avant de reprendre une certaine contenance, ses sourcils se froncèrent légèrement, pas dans une expression de colère, mais plutôt dans une expression de détermination.


Hai, Owen donnez vous trésor, moi tuer Owen, vous tout me dire sur princesse ? Promesse ?

C'était plus une récapitulation qu'une réelle question, il voulait savoir s'il avait tout compris au ''plan'' si l'on pouvait appeler cela ainsi. Et même s'il ne connaissait pas la personne face à lui, il voulait savoir si c'était une réelle promesse ou non. Par contre, il ne savait pas trop quoi faire à présent, il ne pouvait plus vraiment attendre le capitaine sur les quais, il le verrait vite. Le jeune homme se gratta la joue, regardant autour de lui un peu perdu, il n'était même pas sûr de retrouver facilement le port.

Ano... quoi moi devoir faire maintenant ? Pas pouvoir attendre Owen sur quai... Attendre ici ?

Certes elle n'était pas un supérieur à lui, mais il ne savait pas quoi faire et ne connaissait pas l'endroit, peut-être aurait-elle une nouvelle idée pour lui, elle semblait très intelligente.
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Nos regards se rencontrèrent longuement et je saisis toute l’intensité des émotions qui traversaient ce jeune homme. Son dévouement allait bien au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. Il fronça les sourcils, manifestement déterminé. D’un ton assuré, il récapitula ce que je lui proposais. Owen le Balafré m’apportait la marchandise, et le p’tit gars tuait Owen. Enfin, je lui livrais ce que je savais sur la princesse. Il avait mordu à l’hameçon. Bien que cela me coûtait, j’avais fait le bon choix en mentionnant la princesse Shimizu. Je tendis la main pour serrer la sienne en guise d’accord, mais je me rappelai que le garçon avait prestement esquivé mon geste la dernière fois et je la laissai retomber le long de ma hanche.

«  C’est promis. Je te dirais ce que je sais. »

Je hochai la tête. S’il revenait vivant de sa rencontre avec Owen, il vaudrait mieux que je lui dise ce que je savais. Owen était un très bon guerrier, qui tenait son surnom de sa balafre qui lui traversait le visage. Un survivant de tous les abordages ! Le p’tit gars n’avait que très peu de chances face à lui. Le jeune homme sembla alors perdu, ne sachant que faire. Je lui souris tout en lui offrant une réponse.

« Tu vois ce bâtiment ? C’est la Mouette Cendrée, c’est ma taverne. Tu peux t’y reposer, boire et manger comme tu le désires. Je vais rencontrer Owen au port et j’enverrai quelqu’un lorsque notre transaction.... notre accord, sera conclus. Tu ne bouges pas. Et j’envoie quelqu’un te prévenir. As-tu compris ? »


Je m’assurai qu’il aie bien saisi mes instructions et me dirigeai vers les quais après lui avoir montré la porte d’entrée de mon établissement. Je lui avais laissé quelques pièces qu’il me restait de cette petite course au port, mais de toute façon, la maison faisait crédit. Je me portai donc d’un pas léger jusqu’au port. Je vis rapidement les voiles des navires s’élever dans le ciel, repliées sur elles-mêmes par les énormes cordages ou pendant le long des mâts. Owen the Scarred devait être arrivé. Longeant les docks, je cherchai du regard son pavillon noir au crâne et au couteau. Je le vis alors, amarré à son emplacement favoris. Le capitaine donnait ses ordres avant de laisser s’échapper à terre la moitié de son équipage en permission. L’autre moitié resterait pour garder les cales pleines de denrées et de trésors. Owen arborait un sourire carnassier alors qu’il aboyait ses ordres. C’était bien lui qui avait croisé la route des Asiatiques, j’en étais certaine désormais. Sa fierté transpirait dans son attitude et le message n’aurait pas été aussi clair s’il l’avait beuglé sur les toits de sa voix tonitruante !

Je m’approchai d’une étale ombragée par un palmier pour m’y acheter un lait de coco. Le vendeur trancha la coque de sa machette et me tendit le bol dans lequel il avait versé la boisson. Je la bus tranquillement, patientant tandis que l’équipage d’Owen s’exécutait. Lorsque les hommes se furent élancés à la conquête de la ville et de ses divertissements, je laissai le bol et m’avançai vers Owen qui se tenait près de son navire et saluait ses confrères d’une voix imposante.

« La douce Néphile Dorée ! Toujours à l’affût des bonnes affaires ? Ha ha ha ! »

Je m’approchai de lui, affichant un sourire faussement joyeux et purement hypocrite.

« Owen the Scarred ! Toujours en plein raffut ! Qui donc à Port-Royal ignore la prise que tu as fait aujourd’hui ? Pardonne donc ma curiosité et mon sens des affaires...

- Ha ! Ha ! Je vois que tu ne te laisses pas amadouer par les compliments, Néphile. Viens donc jeter un œil à mes cales et propose ton prix. Après, j’irai voir ailleurs si j’en trouve un meilleur !

- Tu sais bien que je propose les meilleurs prix de Port-Royal, Owen. Ne me vexe pas, ou tu pourrais bien t’en mordre les doigts.

- Allons, allons, Néphile ! Je suis d’humeur taquine et ce n’est pas toi qui va me le reprocher ! »


Je lui souris et posai une main amicale sur son épaule. Sans doute le dernier geste que je porterai à son égard. Owen et son équipage étaient rentrés les cales pleines de deux prises consécutives. J’achetai à bon prix les marchandises qui m’intéressaient et que j’estimais pouvoir revendre au prix fort. Je laissai le reste de côté. Beaucoup des articles intéressants provenaient sans aucun doute du navire japonais. Il faisait presque nuit lorsque je quittai le navire. J’avais donné mes instructions à Owen. Ses hommes devaient porter la cargaison dans l’un des entrepôts de la ville cette nuit. Ainsi, le navire serait presque vide et la voie serait libre pour que l’asiatique accomplisse son ingrate tâche. J’envoyai l’un de mes petits rats qui rôdait dans l’ombre des navires pour qu’il aille avertir le jeune homme aux cheveux d’argents que c’était désormais à lui d’entrer en scène. Je me postai près de l'étal où j'avais dégusté ce jus de coco, sous le palmier, et j'attendis dans l'obscurité naissante, que le scénario se déroule devant mes yeux. Qui donc allait survivre à l'autre ?


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Elle avait promis, c'était déjà ça, le jeune homme se doutait que c'était une assurance très éphémère en dehors de son pays, mais cela existait tout de même et puis de toute façon il n'avait pas réellement le choix. Bien entendu il pourrait refuser, tuer Owen et aller voir le gouverneur, mais vu l'endroit où l'homme avait invité son seigneur, Kurosu commençait sérieusement à douter de cet homme sans même le connaître, alors qu'il faisait chaque seconde plus confiance à cette inconnue dont il ignorait jusqu'au nom.

Devant son apparent égarement, la jeune femme souris, lui offrant à nouveau son aide, elle lui montra alors un bâtiment et lui expliqua que c'était une auberge qui lui appartenait. Elle n'était donc pas une noble, pourtant ses habits lui avaient soufflé le contraire, sa beauté aussi, même si ce n'était pas tout à fait objectif. C'était donc une gérante d'auberge, étrange qu'une femme dirige un établissement, mais c'était peut-être normal ici. Elle lui proposa de s'y reposer et ou de s'y restaurer, elle alla même jusqu'à lui donner quelques pièces, elle était bien trop bonne avec lui, il ne doutait plus de la gentillesse de cette femme à présent, il hocha la tête pour signifier qu'il avait compris et ce dirigea vers la dite taverne alors que sa bienfaitrice allait rencontrer Owen.

Le jeune homme entra donc dans la taverne, il n'y avait pas grand monde pour le moment hormis des employés. Silencieusement le jeune homme alla dans un coin pour s'installer en seiza. Lorsque l'un des employés vint lui demander ce qu'il faisait là, le jeune samurai se fit simplement comprendre en disant que la patronne lui avait demandé d'attendre ici. Cela suffit à convaincre visiblement. Il profita de l'attente pour méditer, ce qui fut interrompue lorsque les premiers clients bruyants du soir entrèrent dans la taverne, le jeune corbeau décida de migrer dehors pour attendre le messager de la tavernière.

Ce dernier pris la forme d'un enfant des rues alors que la nuit était tout juste arrivée, l'enfant se fit comprendre et le jeune homme se leva tranquillement pour se diriger sur les quais. La vengeance était là, inutile de se précipiter maintenant, il ne devait pas se fatiguer pour rien, il était bien content d'avoir pu se reposer, ses vêtements étaient secs maintenant et il ne sentait plus la douleur aux bras après la traversée à la rame.

Il arriva sur les quais concentré, en forme et déterminé, il leva les yeux au ciel pour voir les drapeaux, ils étaient difficilement reconnaissables, mais il remarqua un nouveau navire et surtout, il le reconnu. Aucun doute c'était le navire qui les avait abordé, il s'y dirigea d'un pas rapide, la petite passerelle pour aller sur le navire était là et il y avait un homme qui gardait l'endroit. Ce dernier s'avança vers Kuro, main en avant en lui disant de repartir d'où il venait. Le jeune homme saisi la main la tordant, obligeant l'homme à se courber légèrement de côté en hurlant, le samurai continua avec un coup de poing violent au niveau du coude de l'homme qui céda sous l'impact renforçant ses cris, Kurosu le fini en balayant une de ses jambes pour le mettre au sol et en écrasant sa glotte d'un violent coup de semelle.

Le jeune homme parti alors en petites foulées vers le navire, les cris avaient alertés un des hommes restés sur le navire, ce dernier approchait du bord du navire quand le jeune samurai empruntait la passerelle, Kurosu dégaina rapidement, profitant du mouvement pour en diagonale le buste de l'homme qui s'écroula en arrière. Le corbeau était sur le navire.


Toi ! T'es une des macaques de singe du navire Asiat' j'te r'connais. Aller les gars butez moi cet idiot.

Trois hommes fonçaient vers lui, le capitaine semblait rester en retrait. Ce n'étaient pas des guerriers pour sûr, le premier à arriver avec son épée en l'air tenta un coup, le jeune homme le para, semblant même plus taper sur la lame que la parer et donna un coup rapide au bas ventre de l'homme qui vit bientôt ses entrailles se déverser sur le pont. Mais Kuro n'avait pas fini, replaçant son sabre il fit un pas sur la droite pour esquiver la deuxième attaque, il ne lui resta plus qu'à donner un coup au mollet pour le mettre à genoux et un coup de lame pour trancher net sa tête. Le spectacle fit hésiter le troisième, mais le capitaine lui sortait déjà son pistolet. Le corbeau se saisit de son adversaire et lui asséna un coup de boule en visant le nez de l'ennemi, puis il s'employa à le placer devant lui alors qu'Owen tirait. La balle toucha son homme qui tomba au sol. Ils étaient tous les trois morts, ne restait qu'Owen, qui avait tiré sa seule balle.

Pas mal, mais t'enflamme pas, c'était que des pirates. Moi j'suis Owen The Scarred et je...

Le capitaine fut coupé par le samurai aux cheveux blancs, qui commençait déjà à lui foncer dessus. Kurosu n'avait clairement pas envie de lui parler, mais il devait reconnaître qu'en effet il était un peu plus retord que les autres. Un peu plus. Car après quelques passes, le jeune homme réussi à porter un coup à son bras (bon pas le bon, mais quand même) et à lui asséné un coup de pied qui envoya l'homme contre le bastingage. Le jeune homme toujours en garde approcha doucement, mais il n'avait pas prévu qu'Owen soulève le couvercle du tonneau près duquel il était, pour saisir quelque chose et le lui jeter. De la poudre de toute évidence, le jeune homme émis un cri de douleur, fermant ses yeux qui brûlaient. Il sentit un coup de pied le faire chuter, mais il se releva vite, pour se prendre cette fois un coup d'épée, un coup de tranchant au torse, portant la main sur sa plaie, il entrouvrit au mieux les yeux. Il avait pu les fermer au bon moment et il n'était pas totalement aveugle à présent. Il continua de lui faire croire qu'il était aveugle et profita de l'attaque négligé d'Owen pour la dévier, lui donner un coup de lame au niveau du genou et finir le capitaine d'un coup de lame le décapitant sur-le-champ.

Posant un à terre, Kurosu prit la peine d'essuyer son katana avant de le rengainer, puis il chercha à taton un tonneau d'eau clair, il y en avait toujours sur ce genre de bateau. Il grimaçait et pestait un peu contre lui-même et la lâcheté de cet Owen. Il fini par trouver le tonneau en question et se lava le visage et les yeux, ainsi que sa plaie, utilisant du tissu pris sur les vêtements de ses ennemis pour s'improviser un bandage, mais peu doué comme il l'était... Il s'adossa à la paroi de la cabine du capitaine et se laissa glisser pour s'asseoir sur le pont. Ses sabres en main il se reposait un petit instant avant de repartir, il devait revoir l'inconnue, trouver Nene et la ramener vers la flotte. Et le plus vite possible vu qu'il pissait le sang...

Le jeune homme se releva avec une certaine difficulté, mais surtout, en grimaçant et en grognant de douleur. Il s'aida de son sabre pour ce faire, il respira un grand coup, il lui restait quelques choses à faire encore. Déjà il trouva un sac de cuir pour y mettre la tête de son seigneur, afin de cacher ce linge maculé de sang, ensuite, il dût chercher quelques minutes comme descendre le drapeau d'Owen, mais une fois fait il le prit avec lui et se dirigea d'un pas lent et quelque peu titubant vers la taverne de sa bienfaitrice.

Il n'hésita pas pour ouvrir un peu brusquement la porte de la taverne, à l'intérieur il y avait déjà un peu de monde et de bruit, le jeune homme avait sa main droite qui comprimait au mieux le semblant de bandage qu'il s'était fait, tandis que l'autre tenait fermement le drapeau noir. Il avança vers le comptoir ou le barman le regardait avec un étonnement certain. Avant même que le pauvre bougre ne commence à parler le jeune homme le prit de court.


Voir patronne. Vite ! Ano... pliz ?


Le Seiza:
 
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Masquée par l'étal derrière lequel je m'étais dissimulée, je scrutais les silhouettes dans l'obscurité de la nuit. Le port était parfaitement silencieux. Seul le bruit des vagues roulant le long des coques des bateaux amarrés montrait que le temps n'était pas suspendu. C'est alors que je distinguai la silhouette du jeune asiatique. Le scénario se déroulait maintenant sous mes yeux. Je fus stupéfaite de la rapidité avec laquelle l'esclave japonais exécutait ses mouvements et répandait la mort autour de lui. Bientôt, il monta la passerelle et je ne vis plus rien. Tout avait semblé facile devant le navire, comme si le jeune homme effectuait une danse qu'il aurait répétée pendant des semaines. Le peu que j'avais vu m'avait saisi les entrailles. Comment un garçon aussi pur en apparence pouvait-il être le couperet fatal ? Les bruits et les quelques cris qui me parvenaient du pont ne me rassurèrent pas. Bien qu'il aie fait preuve d'efficacité, le Japonais ne survivrait pas face à Owen. Je l'avais mené à la mort. Sa vitesse le sauverait peut-être, et puis, j'avais fait en sorte que presque tous les membres de l'équipage chargés de la surveillance du navire soient en train de livrer les marchandises en cet instant. J'essayais de me rassurer, pour ne pas trop culpabiliser, ce qui était sans doute la première fois pour moi. J'avais envoyé mes petits rats devant moi, certains se faisaient battre, violer ou mutiler. Toutefois, c'était différent cette fois et je n'arrivais pas à savoir pourquoi...

Une fois le silence retombé sur les quais, je m'assurai de n'avoir laissé aucune trace derrière moi et je regagnai les ruelles de Port-Royal, faiblement éclairées par la lumière des habitations. Plus j'avançais vers mon établissement, et plus je sentais l'inquiétude me serrer l'estomac. Qu'est-ce qui m'effrayait le plus, au fond ? Ce n'était certainement pas la mort du p'tit gars. Il avait tué Owen, j'en étais persuadée car je n'avais pas entendu la voix tonitruante du pirate s'élever vers le ciel obscurci de nuages. Je pénétrai dans la Mouette Cendrée par la ruelle arrière et m'installai contre la rambarde du balcon extérieur qui jouxtait mon bureau. Des chats se battaient dans la nuit. Les petits rats se faufilaient à la recherche d'un peu de nourriture et pour fuir les ombres qui les effrayaient tant. L'Asiatique était dangereux. Entre des mains expertes, il pourrait devenir une arme puissante, que nul ne pourrait arrêter. Cette idée me fit jubiler et angoisser à la fois. Oserais-je prendre ce risque ? Toute arme peut être retournée contre son porteur. S'il revenait jusqu'ici, il se pourrait bien que je prenne le pari... Il serait le Bourreau de la Néphile Dorée, son exécutant, le porteur de mort de Port-Royal. Oui, cela valait bien de prendre des risques, et je savais manipuler les jeunes esprits...

Soudain, me tirant de mes pensées, je vis la silhouette titubante du jeune homme et ses cheveux d'argent faiblement éclairés par la lune perçant les nuées. Il pénétra dans la taverne et je me dirigeai vers le balcon intérieur. L'Asiatique s'adressa à mon tavernier, un homme fortement musclé, capable de sortir les nuisibles de la Mouette Cendrée. D'un signe de la main, j'ordonnai au tavernier de monter le jeune homme jusqu'à mon bureau. Il l'allongea dans mon propre lit et j'envoyai l'un de mes petits rats quérir un médecin. L'enfant dégringola les escaliers et disparut rapidement dans les ruelles de Port-Royal pour quelques sous. Le jeune homme était vraiment mal en point, et l'une de ses plaies semblait sérieuse. Je l'aidai à maintenir une pression sur cette dernière. Il devait vivre.

« Le médecin ne va pas tarder, l’étranger. C’est un homme discret qui a l’habitude de travailler avec moi. »


Relevant légèrement mon jupon, je m'assis à côté de lui sur le rebord du lit et je tins ma promesse.

« Avant qu’il n’arrive, je vais te dire ce que je sais, comme promis. Les Français de l’île d’Oniara détiennent la princesse Nene Shimizu. Ils veulent faire des affaires avec elle et la renvoyer au Japon par la suite. Mais je pense que ce sont des menteurs. Ils ne disent pas la vérité. Elle est prisonnière. Il faut la ramener à Port-Royal où elle sera en sécurité. »

J'essayai de voir dans les yeux du jeune homme s'il avait bien compris ce que je lui disais, mais je n'y parvins pas. Le médecin fit irruption à cet instant et je m'écartai pour le laisser faire. Pendant tous les soins, je restai auprès du blessé et de son soignant pour lui porter assistance et lui donner tout ce dont il avait besoin. Le garçon me préoccupait. Et s'il ne survivait pas, pourrais-je envoyer d'autres hommes que lui pour extraire la princesse Nene d'Oniara ? J'avais l'impression qu'aucune escouade de Port-Royal ne pourrait accomplir cette mission sans y laisser la vie ou ma récompense... D'ailleurs, je devais trouver un moyen de convaincre le garçon de ramener la princesse à Port-Royal, où je pourrais dire adieu à ma récompense et à ma nouvelle arme. A moins que je ne m'arrange pour qu'il ne revoie jamais la princesse. Etait-elle un obstacle à mes précieux et glorieux jours ? Lorsque le garçon serait en état pour parler, j'en discuterai avec lui et j'essaierai de lui faire comprendre qu'il valait mieux adopter mon point de vue.


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Traverser le fleuve ou non ? Il avait tué ses derniers jours, perdu son maître, tuer à nouveau et il s'était fait avoir. Le sang, la mort, la souffrance, cela apportait la souillure dans sa croyance. Un état qui change un homme, plus on était souillé, plus notre esprit divaguait, hallucination, folie passagère et meurtrière et tout s'intensifie jusqu'à ce que la personne devienne un véritable yokai (monstre). Il y a un stade où le souillé voie le fleuve Sanzu, le fleuve séparant la vie et la mort et cela lui rappelle l'importance de le traverser tant qu'il n'est pas complètement souillé. D'où cette question : Traverser le fleuve ou non ? Pour le moment le jeune homme se sentait entamé moralement, comme jamais il ne l'avait été, mais il estimait qu'il pouvait continuer, il restait à savoir ce qu'était devenu la princesse. Après tout cela... purification ou seppuku. Cela ne dépendait pas totalement de lui.

Le tavernier jeta un coup d'oeil à l'étage supérieur, ce qui fit légèrement pivoter Kurosu pour voir la propriétaire des lieux à l'étage sur le balcon intérieur. L'endroit n'était pas noble ou distingué, mais elle était différente. D'une certaine manière elle apportait un certain cachet à la taverne à elle seule, il ne doutait pas d'avoir le maître des lieux sous les yeux et Kurosu comprenait maintenant un peu plus la demoiselle. Finalement, si jeune et déjà si imposante dans sa demeure. Une vraie Dame en quelque sorte, pas dans le rang, mais dans la manière d'être.

L'imposant homme aida le jeune Kuro à monter à l'étage, heureusement pour lui, l'homme semblait honorable ou comprendre cela, car il offrit le soutien d'un bras, plutôt que de porter le jeune homme. Bien sûr pour le petit corbeau c'était un geste d'honneur, pour le tavernier il devait plutôt s'agir d'un rapport plus macho. Dans tous les cas ils atteignirent ce qui semblait être le bureau et l'homme aida le petit corbeau à s'allonger, ce dernier garda ses armes avec lui dans le lit, mais il maintenait quand même une pression sur sa blessure, les mains de la tavernière étaient sur les siennes pour l'aider, elle risquait la souillure pour un inconnu. Il voulait lui dire de ne pas le faire, mais il voulait vivre, au moins jusqu'à retrouver Nene.

La jeune femme lui parla alors, il ne compri pas tout, il comprenait qu'un médecin allait venir et qu'il avait un rapport avec elle. Au moins il avait compris le plus important, il hocha la tête pour annoncer qu'il avait compris ce qu'elle disait. Puis elle s'assit à côté de lui, pour tenir sa promesse et lui dire tout ce qu'elle savait. Kurosu ne se posait même plus la question de s'il devait la croire ou non, il lui faisait entièrement confiance maintenant. Il comprenait que la princesse était à Oniara (peu importe ce que c'était) et que c'était des Français qui les avaient accueillit. Mais selon cette femme elle serait plus prisonnière qu'hôte. Le jeune homme serra son poing et sa mâchoire à s'en faire péter les os.

Selon elle la princesse était en danger à un endroit qu'il ne connaissait pas du tout, certainement une autre île, il n'avait pas les moyens de voyager, ne savait pas où aller, ni réellement quoi faire. Il imaginait qu'il devait aller voir ce qu'il en était réellement et improviser à ce moment-là. En tout cas le jeune homme était en colère, mais surtout il était perdu, totalement perdu, il devait s'assurer que la princesse allait bien et qu'elle pourrait rejoindre la flotte saine et sauve, mais il ne savait pas du tout comme il allait y arriver. Il saisit un petit instant la main de Neela.


Onegai... aidez... moi, aidez-là.

Jusque là elle avait été gentille et honorable avec lui, tout ce qu'elle avait dit et promis c'était réalisé. Même s'il ne connaissait pas son nom, il n'avait qu'elle pour le moment, il n'avait aucun autre choix. C'est à ce moment que le médecin entra, ce dernier ne perdit pas de temps pour commencer à travailler, demandant un peu d'aide pour retirer le haut des vêtements du japonais, dévoilant son buste, mais également la petite dizaine de cicatrices du jeune homme. Il le rallongea et observa la blessure au ventre, l'homme commença alors son œuvre, à savoir désinfecter et recoudre le jeune homme, ce dernier refusa la proposition de rhum pour aider avec la douleur.

La suite fut longue et douloureuse, comme toujours d'ailleurs, ce n'était pas la première fois qu'il se faisait soigner pour ce genre de blessures. Après avoir été recousu, nettoyé et que les draps furent changés on le réinstalla et le jeune homme sombra presque automatiquement dans le sommeil, totalement éreinté par toute cette journée. Le docteur quant à lui résuma l'état du jeune homme, rien de très grave, mais il faudrait qu'il se ménage et surtout qu'il se repose. Kurosu desserra la prise qu'il avait sur son arme, enfin il dormait.

Plusieurs jours passèrent, le jeune homme se remettait de son coup, mais il avait du mal à tenir en place, malgré qu'il ait également du mal à tenir debout. Bien entendu ce n'était pas si grave, la blessure n'avait pas été des plus profondes, mais il fallait bien que ça cicatrise un peu avant qu'il puisse reprendre le cours de sa quête. Il passait le plus clair de son temps dans le bureau de cette Neela Whitecoat, ne voulant pas déranger dans ses affaires.

Cette femme était bonne envers lui, elle lui offrait le gîte, le couvert et elle allait l'aider à retrouver Nene. Elle cherchait des informations pouvant les aider à retrouver la jeune femme, mais aussi pour savoir ce qu'il en était vraiment. Kurosu tombait peu à peu sous le charme de cette étrangère au cœur si grand, elle était très gentille et très protectrice envers lui, il se sentait en sécurité avec elle, mieux encore il ne se sentait plus perdu comme il avait pu l'être il y a quelques jours.

Le docteur était revenu pour l'inspecter et retirer les fils de la suture. Une nouvelle cicatrice, mais cela se rétablissait bien, l'homme lui fit comprendre de ne pas trop forcé, la blessure n'était pas totalement refermée. A présent seul dans sa chambre le jeune homme habillé d'un simple pantalon, généreusement prêté par Neela, le jeune homme s'assit en tailleur pour méditer un peu, il se sentait mieux et même s'il n'était pas à cent pour cent, il se sentait en forme.
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Quelques jours passèrent durant lesquels je pris soin du garçon, le laissant disposer de mon bureau. J'avais pour ma part des affaires prenantes à régler. J'envoyai mes petits rats à la recherche d'informations, dans tout Port-Royal et même sur les ponts des navires. Ma demande était claire : tout ce qui se dirait sur Shimizu devait m'être rapporté sans tarder. J'avais reçu peu de nouvelles fraiches et j'étais alors retournée chez le gouverneur, ou plutôt rencontrer Margaret, qui s'était effondrée en larmes devant moi. La Maison-Dieu s'était révélée et, si son époux ne retrouvait pas les Asiatiques et la nouvelle alliance qui pouvait les lier, il perdrait tout crédit auprès de la couronne d'Angleterre. Intérieurement, je savais qu'il avait déjà tout perdu et que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne soit réellement destitué. Je n'avais rien appris de ce côté-ci. J'avais donc occupé mon temps à revendre les onéreuses marchandises laissées par Owen le Balafré. Son équipage s'était rapidement trouvé un nouveau capitaine et était déjà reparti vers de nouveaux butins. Ils ne repasseraient certainement pas par Port-Royal avant un bon moment. Nul n'avait été dans la capacité d'expliquer ce qu'il s'était passé. Owen avait de nombreux ennemis, du fait de sa grande gueule, mais les décapitations étaient extrêmement rares par chez nous. En apprenant comment le capitaine pirate avait été tué, j'avais bien pris soin de ne surtout pas mettre le nez dans les effets personnels de Kurosu Kiyomasa. Je préférais laisser dans l'ombre cette partie de sa personnalité pour le moment. La sauvagerie n'était pas mon fort, préférant les coups bas et la délicatesse de la réputation anéantie.

J'avais donc pris soin du p'tit gars qui dormait beaucoup. Il ne m'avait donc pas coûté très cher, le plus dur étant de céder mon lit et la solitude de mon bureau. Toutefois, je m'y étais habitué, progressivement. Je me rendais compte que je l'avais pris sous mon aile d'une manière maternelle assez inattendue. J'agissais ainsi avec mes petits rats, mais jamais avec de parfaits inconnus. J'avais été particulièrement touchée par la reconnaissance de Kurosu envers moi. Malgré sa capacité à détruire la vie en quelques battements d'ailes, il était également capable de beaucoup de respect. Ce respect exclusivement dirigé vers moi me rassurait. Je n'avais donc rien à craindre de lui ? Au fond de moi, je demeurais tout de même méfiante, faisant tout pour ne pas retourner le katana contre moi.

Ce jour-là, le soleil baignait Port-Royal de sa chaude lumière. La vie battait son plein au cœur de la ville et j'arpentais les rues d'un pas rapide pour regagner la Mouette Cendrée au plus vite. J'avais eu des nouvelles d'Onira et de la princesse Nene. Recevoir des informations était la meilleure des nouvelles en soi, et cela signifiait que notre cible était encore vivante. Kurosu serait soulagé. Je me hâtai de monter les marches, bien plus pressée que d'habitude, relevant au-dessus de ma cheville les jupons de ma robe jaune citron, qui faisait resplendir mon teint fortement hâlé. Lorsque je pénétrai dans le bureau, je trouvai le Japonais en position de méditation et, en refermant le battant de bois derrière moi, je songeai que les coutumes asiatiques étaient vraiment étranges. Je le dérangeai tout de même dans sa profonde introspection. J'avais pris l'habitude de parler lentement en sa présence, sans pour autant exagérer l'articulation des mots. Je prenais mon temps pour lui exposer les faits et sentir s'il comprenait ou non.

" Kurosu, j'ai reçu des nouvelles de la princesse Nene par mes informateurs. Son garde du corps a été tué. Elle se trouve toujours à Oniara et, dans deux jours, le gouverneur de Port-Royal compte envoyer des soldats, le peu qu'il lui reste, pour aller la chercher. Il a choisi de mettre en place une ruse en envoyant un navire chargé de porter une rançon, une monnaie d'échange, pour racheter la princesse. J'y ai réfléchi. Il faudrait que tu embarques sur ce navire discrètement, en te faisant passer pour l'un des matelots. J'ai le sentiment que les soldats vont échouer et que ce sera le seul navire que Port-Royal enverra. Une fois sur place, tu pourras assurer la protection de la princesse en te faisant passer pour son garde du corps. "

Mes petits rats avaient bien fait leur travail. J'avais grassement payé chacun d'eux. Je n'aimais pas l'idée de laisser Kurosu prendre la mer et s'éloigner de moi. Il pourrait très bien ne jamais revenir à Port-Royal. J'ajoutai :

" La princesse ne sera réellement en sécurité qu'une fois revenue à Port-Royal. Si tu veux la sauver et lui permettre de retrouver le Japon, il faut absolument que tu la ramènes ici. As-tu compris ? "


Kurosu comprenait de mieux en mieux la langue que je parlais. Attendant son approbation, je me pris à laisser errer mon regard sur son torse nu, dévoilant la dizaine de cicatrices qui ornaient sa peau pâle et imberbe. Plus évidente que les autres, l'estafilade qu'il avait reçu de la main d'Owen. La chaleur était étouffante et moite dans le bureau, je me détournai du jeune homme pour ouvrir la porte-fenêtre qui donnait sur le balcon extérieur. Le soleil baigna le bureau et la chambre attenante. J'inspirai profondément l'air nauséabond de la ruelle balayée par les mouvements des palmiers. Puis je fis de nouveau face à Kurosu pour écouter son avis sur la situation.



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L'attente était difficile, surtout lorsqu'on ne savait rien. Tout ce que voulait le jeune homme c'était sauver Nene et en finir avec cette histoire, si elle était réellement retenue tout ceci allait devenir problématique, plus compliqué que la vengeance pour son maître. Et s'il arrivait quelque chose à Nene ? Kurosu n'était pas sûr de réussir à survivre face à cela, perdre son maître et sa fille qu'il estimait tellement ? Il chassa vite cette idée noire de son esprit, le pire de tous les scénario, il fallait qu'il attende avant de croire ou de préparer à n'importe quoi.

La maîtresse des lieux entra, mais cela ne dérangea pas Kurosu à présent en pleine méditation, c'était une sensation étrange, totalement fermé aux bruits ou autres, mais toujours éveillé pour ce qui le concernait. En l'occurrence il ouvrit les yeux lorsqu'elle prononça son nom. Elle était devant lui, resplendissante dans cette tenue, Kurosu n'avait jamais vu de tenancière de taverne aussi distingué, le jeune homme se remit dans une position de seiza et courba légèrement l'échine pour la saluer.

Son visage exprima un étonnement, mais aussi une certaine tristesse lorsqu'elle lui apprit que le garde du corps de Nene avait été tué. Yoshifume était son nom et c'était un excellent samurai, un homme bien. Cela annonçait tout de suite le danger, d'ailleurs Kurosu exprima une certaine colère par la suite, ainsi donc Nene était réellement retenue en otage et le gouverneur de Port Royal envoyait un bateau à son secourt. Inutile de dire que Kuro ne comprenait pas tout pour le coup, il voulait la récupérer via une ruse avec un bateau apportant une rançon. Mais s'il y avait rançon où était la ruse ? A moins qu'il ne veuille la récupérer de force, mais c'était extrêmement dangereux.

Heureusement la demoiselle avait un plan, décidément elle ne cessait de le surprendre, elle avait toujours eu des réponses pour lui, des plans, depuis qu'il était là c'est elle qui lui montrait quoi faire et comment le faire. Comme la lune qui éclairait ses pas dans la nuit. Le plan était simple, embarquer sur le navire du gouverneur, une fois à terre leur fausser compagnie pour retrouver la princesse, la libéré et la ramener au bateau en se faisait passer pour son yojimbo. C'était intelligent, lui n'aurait pas eu l'idée d'utiliser le fait que Yoshifume soit mort. Il n'aurait pas osé non plus. Il doutait qu'elle soit réellement en sécurité à Port Royal par contre, mais il ferait confiance à Neela, et surtout pour le coup il n'avait pas trop le choix, n'ayant plus ni navire ni équipage.


Compris, moi devoir emporter habits japon et habits ici. Mais quand je être Oniara. Moi pas connaître, pas savoir où Shimizu-hime être. Gouverneur avoir beaucoup hommes ?

Le jeune homme détourna le regard un instant, il n'avait pas trop confiance en un gouverneur qui laissait sa ville dans un tel état. On pourrait croire que l'Angleterre ne dirigeait rien ici, le jeune homme se demandait vraiment si Nene ne serait pas tout autant en danger chez le gouverneur Anglais que Français. C'était des Européens tous les deux. Il hésita, mais il préféra demander un nouveau service. Il s'inclina à nouveau, mais cette fois front contre le sol pour bien appuyer sa demande.

Onegai Dame Whitecoat, moi pas confiance gouverneur. Moi pouvoir amener princesse à vous avant gouverneur ? Lui avoir invité nous dans ville pirate, moi pas confiance !

Il garda cette position le temps qu'elle lui réponde.
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Le jeune homme au torse parsemé de cicatrices était resté à genoux tout le long de mon exposé. Il avait écouté la démarche à suivre, approuvant parfois de la tête, semblant comprendre tout ce que je lui disais, ou au moins l'essentiel. Puis, dans un mauvais anglais, il m'avait répondu qu'il avait bel et bien compris, ajoutant qu'il emporterait dans son paquetage ses vêtements de Japonais pour se faire passer pour le garde du corps de la princesse Nene. Il avait saisi l'entièreté du plan et s'en était approprié la mécanique. Je souris à part moi, songeant que j'avais devant moi une Néphile dorée en devenir. Un araignée qui pourrait se révéler bien plus destructrice que moi. Il apprenait très vite. Son idée était excellente et je l'approuvai d'un signe de tête avant de lui répondre :

" Il faut compter une dizaine d'hommes pour le gouverneur, des soldats plus ou moins chevronnés, et un équipage complet à bord du navire. La Marine royale a déserté Port-Royal depuis un bon moment, et j'imagine que le gouverneur fera appel à des corsaires. Ces types-là savent se battre, mais je sais que, pour toi, ce ne sera pas le plus difficile. En ce qui concerne le gouverneur français, je n'ai pas obtenu plus de renseignements que ce que j'ai pu t'apprendre... il faudra te débrouiller seul Kurosu, je ne pourrai pas être tes yeux et tes oreilles cette fois-ci. "


J'avais achevé cette dernière phrase en m'asseyant à mon bureau, soudainement songeuse. J'étais véritablement embêtée de devoir le laisser seul dans la tanière, au milieu des loups. Je misais gros en l'envoyant là-bas, mais c'était le seul moyen pour extraire la princesse. Oniara n'était pas un port immense, après tout. S'il ne se faisait pas repérer et agissait en toute discrétion, cette mission n'était pas impossible. Je tournai de nouveau mes yeux noirs vers Kurosu pour lui annoncer, avec un sourire déterminé :

" Je m'occuperai du nécessaire avant ton départ. Tu n'auras rien à préparer, si ce n'est tes effets personnels. "

Le garçon approuva puis il détourna le regard, semblant pensif ou contrarié. Son attitude me rendit perplexe. Que se passait-il dans son esprit ? Il s'inclina alors, le front directement en contact avec le parquet mal ciré. J'ouvris de grands yeux ronds de surprise et, si je n'avais été assise, je me serais certainement senti perdre l'équilibre ! Voilà qu'il se prosternait désormais ! Pas exactement... Kurosu me demanda la permission de déposer la princesse ici, plutôt que chez le gouverneur à son retour, prétextant ne pas avoir confiance en lui. C'était merveilleusement parfait ! J'avais finalement réussi à forger une arme selon mes propres désirs. Je le laissai se relever de lui-même, n'osant pas l'offenser en le touchant, car j'avais remarqué que les contacts physiques semblaient le déranger. Je jubilais intérieurement, toutefois, je fis en sorte de le cacher.

" Evidemment, Kurosu ! Je prendrai soin d'elle, comme j'ai pris soin de toi. Puis, quand le moment sera venu, nous ferons le nécessaire pour qu'elle rentre au Japon. "

Peu importe que le nécessaire passe par le gouverneur ou non. Je verrais le moment venu si Kurosu était réellement une menace pour moi en envoyant la princesse Nene chez le gouverneur pour obtenir ma récompense. Je ne voulais pas finir la tête roulant dans un sac ! J'avais un léger sourire aux lèvres, difficile à retirer tant la tentation était forte de succomber à l'extase du plan qui se déroule à merveille ! Cependant, il me fallait garder les idées claires, car la princesse n'était pas encore arrivée jusqu'à la Mouette Cendrée...

" Je vais te trouver quelques vêtements et des vivres. Je reviendrai ce soir, ici-même."

Je quittai le bureau et la taverne pour errer dans les ruelles commerçantes de Port-Royal à la recherche d'une chemise de toile comme en portent les matelots, des bottes de cuir rapiécé, une besace et de la suie. Fin et jeune comme il était, je le voyais bien se faire passer pour un mousse ou un gabier dans le nid de pie. Je dépensai donc quelques sous pour ces effets, et je regagnai aussitôt la taverne en fin d'après-midi, juste avant que le soleil ne commence à se coucher dans un ciel orangé. Je déposai le tout sur le lit car le bureau était encombré de papiers et de courriers.

" Il faut te teindre les cheveux. Personne ici n'a de cheveux d'argent comme les tiens. La suie permettra de les colorer. Tu peux aussi en mettre sur ton visage pour lui donner l'air plus foncé, mais n'en mets pas trop, ou tu auras l'air sale et personne ne t'embauchera. "


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Le jeune homme hocha la tête quand la Néphile lui annonça qu'il devrait se débrouiller tout seul une fois sur place. Ce n'était pas une chose qui l'arrangeait, mais c'était ainsi il ne pouvait pas compter tout le temps sur elle après tout, elle avait déjà fait beaucoup pour lui et elle continuait d'en faire beaucoup par ailleurs. Déjà elle allait tout préparer pour que son travail soit le plus simple possible par la suite.

Suite à ces dires le jeune homme hocha la tête puis il la supplia d'aider sa princesse comme elle l'avait fait pour lui, il n'avait personne d'autre à qui le proposer et si un gouverneur français avait pu enlever la princesse, un gouverneur anglais pouvait bien le tenter aussi, surtout qu'elle était seule à présent, il ne restait plus que Kuro et elle. La jeune femme au teint halé lui assura qu'elle s'occuperait aussi bien de la princesse que de lui, dans sa grande gentillesse, elle avait presque un côté maternel avec lui, c'était très plaisant il devait bien l'avouer. Kurosu offrit un beau sourire franc à la Néphile, c'était la première fois que son visage affichait une joie réelle, enfantine, depuis qu'il était là.

Il salua la tenancière de la mouette lorsqu'elle s'en alla chercher des affaires pour lui et il l'attendit avec patience, elle pourrait même croire qu'il n'avait absolument pas bougé pendant tout ce temps, il se concentrait pour ce qui allait venir, pour ce qu'il allait devoir faire. Neela revint avec pas mal d'affaires, des habits, mais aussi de la suie, elle lui expliqua qu'il pourrait se teindre les cheveux avec, mais aussi s'en mettre sur le visage pour paraître moins clair de peau. Le jeune homme hocha rapidement la tête et il ne lui fallut pas longtemps pour enfiler les affaires qu'elle lui avait acheté, n'étant pas particulièrement pudique, cela n'allait pas le gêner.

Il s'étala ensuite de la suie comme elle le lui avait expliqué, s'observant dans un miroir pour être sûr de ne pas oublier de cheveux, il pensa également à s'en passer dans ses sourcils, inutile qu'ils le trahissent, ce serait fort dommage. Le jeune homme toussa un peu dans le procéder, c'était en plus un peu salissant, mais comme le disait Neela, cela lui permettrait de paraître moins blanc de peau, cacher son teint. Il enroula son daisho dans du tissu pour qu'il passe inaperçu et emporta ses affaires nippones dans un sac à dos.


Hai ! Être prêt Whitecoat-dono.

Il avait encore besoin d'elle pour qu'elle lui donne quelques astuces, mais aussi et surtout pour qu'elle lui montre le navire sur lequel il était censé embarquer. Le jeune homme remercia une nouvelle fois sa bienfaitrice et il embarqua pour la traversée. Cette dernière allait certainement durer quelques jours, le vent était clément, aucune tempête sur le chemin heureusement. Même si le voyage fut assez rapide et calme, le jeune nippon n'était pas rassuré, ni très doué sur un bateau, il s'attira même les foudre du quartier maître à cause de ça, heureusement le jeune homme avait baissé la tête et répété le mot ''désolé'', il avait réussi à ne pas se faire démasquer.

Ils arrivèrent à Oniara au petit matin, il faisait beau, chaud, un poil frais, mais sans plus. Kuro décida de jouer son rôle jusqu'au bout plutôt que de s'enfuir, de toute façon le quartier maître le renvoya, lui jetant quelques piécettes en même temps. C'était parfait pour l'étranger, ce dernier n'attendit pas pour s'éloigner, il devait repérer l'endroit, retrouver la princesse le plus vite possible, cela allait être compliqué.

Il lui fallu un moment à écouter, observer, pour comprendre où se trouvait la princesse, il savait qu'il faudrait mieux attendre la nuit pour œuvrer, mais les Anglais allaient essayer leur plan sous peu à tous les coups, il fallait intervenir avant. Il décida donc de se faire passer pour un jeune travailleur lambda, prenant une caisse en bois comme s'il devait la livrer dans le fort. Ce dernier n'était pas très bien gardé, enfin si, mais dans le sens ou les gens y entraient et en sortaient sans trop de problèmes.

Discrètement le jeune homme posa sa caisse se dirigeant vers une petite tour du fort, s'il avait bien compris c'était une sorte de prison, savoir que la princesse était là le rendait furieux, oser la traiter ainsi, les Français n'étaient décidément que des sauvages. L'homme montant la garde ne fut pas compliqué à assommer rapidement et silencieusement, il traîna le corps KO derrière des caisses. Il sortit ensuite ses lames de son bout de tissu et les mis dans sa ceinture, il s'avança vers la porte vérifia que personne ne regardait et il entra dans la prison, dégainant son sabre.

Le garde assis à une table était trop occupé pour voir l'arrivée de l'asiatique, ce dernier se pressa et donna un coup précis pour abattre son adversaire. Essuyant sa lame, il se mit en quête de trouver la princesse.

Son cœur c'était arrêté un instant, ne la voyant pas dans les premières cellules, mais très vite un kimono de couleurs chaudes attira son œil, le jeune homme se précipita vers la porte de la cellule de Shimizu Nene. Cette dernière attirée par le bruit releva la tête.


Qui... qui est là ?
°C'est moi Shimizu-sama. Kiyomasa-san. Je suis venue vous libérer.

Il utilisa les clés prises sur le garde pour ouvrir la porte. La jeune princesse visiblement épuisée par les évènements se pressa pour rejoindre Kurosu, s'arrêtant comme quelqu'un avant un saut.

°Kiyomasa-san ! Est-ce père qui vous envoie ? Le Français m'a capturée pour une rançon à notre hôte, Yoshifume est mort, je...
°Désoler de vous couper Shimizu-sama, mais nous parlerons une fois que vous serez en sécurité.

La jeune demoiselle hocha la tête, déterminer elle aussi à se sortir de ce mauvais pas. C'était le moment pour Kurosu de se changer, il demanda poliment à la petite Dame de s'isoler un instant, passant un coup d'eau sur ses cheveux également retirant une grande partie de la suie. Il retourna ensuite vers la jeune Dame et ouvrit en partie la porte pour sortir de la prison. Il inspecta les alentours, puis une fois s'être assuré que c'était tranquille il s'enfuit avec la princesse.

°Il y a deux gardes à l'entrée, je vais devoir y aller en force.>
°Evitons un incident diplomatique inutile, ne tuez personne Kiyomasa-san.

Le jeune homme hocha la tête avec un petit sourire. Il se dirigea vers l'entrée avec la princesse et il dégaina son arme, il prit de vitesse les deux hommes et les frappa, mais avec le côté non tranchant, assommant les hommes et provoquant la fuite des civils et bientôt l'arrivée des renforts. Les deux jeunes s'enfuirent en courant, Kurosu gardant une petite allure pour ne pas semer la princesse, il aurait bien aimé la porter comme la dernière fois, mais elle n'était plus si petite à présent. La fuite fut agrémentée par moment d'un garde ou deux, mais rien qui empêcha leur course, le petit corbeau se chargeant de couvrir la petite Dame en assommant ses adversaires.

Le bateau des Anglais était toujours là, ils furent extrêmement surpris de voir deux japonais se diriger vers leur navire, dont la princesse qu'ils étaient venus chercher. L'embarquement se fit très rapidement et très vite le navire fut en mer, nulle question fut posée à Kurosu pour sa présence, les hommes ne l'avaient pas reconnu et il n'était pas étonnant de voir une princesse protéger par un homme en arme. Ce qui étonnerait ce serait leur âge.

Une fois à bord le jeune homme et la fille de son seigneur abordèrent le sujet sensible, non sans s'être isolés avant. Un coup dur pour la demoiselle, la mort de son père, bien entendu elle pleura, elle était triste est c'était normal, mais elle reprit ses esprits à une vitesse incroyable. Le moment était toujours critique et comme héritière de son père elle avait été éduquée à devenir une Dame, elle était assez mature pour mettre ses sentiments de côté un instant. Ou peut-être pas.

Kurosu lui expliqua tout, absolument tout, sans lui mentir, il lui fit également part de ses réserves sur le gouverneur. Nene elle lui fit remarquer que ses réserves n'avaient que peu de valeur vue son échec, mais elle se rattrapa aussitôt en lui demandant des renseignements sur Neela Whitecoat. Là aussi le jeune homme n'omit aucun détail, de ce qu'il avait vu en tout cas et finalement la petite dame était d'accord avec lui, il valait mieux se cacher du gouverneur pour le moment.

Ils passèrent le voyage ensemble, malgré ses fautes Nene appréciait sincèrement Kuro depuis longtemps et pour le moment il était le seul être en qui elle pouvait avoir confiance (enfin relativement du coup). Elle fût étonnamment proche de lui aussi bien physiquement que moralement pendant le voyage.

Kurosu et Nene profitèrent de l'arrivée au port, avant que le bateau ne soit amarré pour sauter hors de celui-ci et courants ensuite. Le plan était simple, il suffisait de prendre de surprise les gardes et ce ne fût pas compliqué, ils n'avaient pas forcément ordre de les surveiller comme des prisonniers. Le samurai et la petite Dame s'enfuirent donc dans les rues, Kurosu la guidant jusqu'à à la mouette cendrée.

La princesse:
 

Jet de dé:
 


Dernière édition par Kiyomasa Kurosu le Sam 27 Jan - 1:24, édité 2 fois
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Une bonne semaine passa, pendant laquelle je m'inquiétai de la situation de Kurosu et de mon butin princier. Je cherchai à en apprendre davantage, laissant traîner mes oreilles un peu partout, demandant des nouvelles de cet équipage du gouverneur qui avait été soudainement envoyé en mission, mais cela commença à se faire remarquer, et je dus cesser mes recherches presque aussitôt. Je patientai donc, réglant quelques affaires, passant surtout du temps à glaner des informations sur les quais et à répandre des rumeurs pour détourner l'attention que j'avais portée sur ce navire et sa mystérieuse cargaison. La nouvelle s'était vite répandue que le gouverneur de Port-Royal avait envoyé un équipage militaire pour récupérer une cargaison extraordinaire, mais nul ne connaissait son contenu et la princesse n'avait jamais été mentionnée.

Le gouverneur de Port-Royal avait alors reçu une missive juste après le départ du navire depuis Oniara, par oiseau, concernant l'enlèvement de la princesse Nene Shimizu. Les Français estimaient que leur honneur avait été bafoué par le crachat que les Anglais venaient de leur jeter au visage. Cet affront recevrait des représailles. La vengeance était un plat qui se mangeait froid en France, aussi glacial que la lame du katana de Kurosu.

Ce jour-là, le ciel était couvert de nuages épais et bas, lourds, et une tempête tropicale se préparait. Inutile d'être un marin de longue haleine pour s'en rendre compte. Le mauvais temps au Nouveau Monde annonçait bien souvent une série de pluies battantes et de grand vent. Si le navire du gouverneur ne rejoignait pas l'île d'ici la nuit tombée, ils essuieraient une grosse tempête en mer. Du balcon extérieur de mon bureau, je scrutais les voiles à l'horizon, qui s'élevaient entre les cocotiers et les toits peu solides des habitations. Je plissai les yeux en reconnaissant le pavillon anglais, laissant échapper un soupir de soulagement. Je me préparai alors à recevoir les deux jeunes gens, espérant qu'ils puissent rejoindre la Mouette Cendrée. Autrement, si les gardes du gouverneur les en empêchaient et les menaient directement à la maison du gouverneur, j'avais préparé durant cette semaine mon intervention. Je débarquerais dans la demeure du gouverneur de Port-Royal et j'étais certaine que Kurosu m'interpellerait, me demandant de l'aide, et je pourrais alors prouver que c'était bien moi qui avais envoyé à Oniara le rédempteur de la princesse. Il ne serait alors pas difficile d'imaginer que le gouverneur refuserait dans un premier temps de me donner cette précieuse récompense pour ma contribution dans cette affaire. Je le menacerai alors de tout dévoiler, au peuple et à la couronne, sur ce qu'il se passait sur l'île : comment notre bon gouverneur avait laissé les pirates et les criminels prendre possession de Port-Royal pour garder sa demeure (et sa tête, certes), comment notre bon gouverneur avait laissé un navire étranger princier, porteur de grands espoirs de commerce, naviguer sans aucune flotte militaire de soutien pour l'encadrer et le protéger des pirates qu'il nourrissait et logeait sur son île avec l'argent de la couronne ! Mon argumentaire était prêt.

Toutefois, je n'aurais pas à m'en emparer car je distinguai dans la pluie naissante les silhouettes des deux jeunes gens. Descendant dans la ruelle, je les interpelai pour qu'ils entrent par l'arrière de la Mouette Cendrée, passant par les cuisines qui donnaient sur l'escalier, sans avoir à traverser toute la grande salle. Je les menai moi-même jusqu'à mon bureau, en faisant tout pour qu'ils ne se fassent pas remarquer par les clients, bien agités malgré l'heure de ce début d'après-midi. La tempête annoncée avait laissé à quai bien des navires et des matelots en mal d'action pendant que l'orage passait. L'air était électrique et la tension se ressentait fortement. Mieux valait ne pas trainer au rez-de-chaussée et laisser mes employés gérer cette situation en soignant les maux des clients par la douceur du rhum et des plaisirs.

Une fois dans le bureau, je pris soudainement conscience du très jeune âge de la princesse. Ce n'était qu'une enfant ! A peine plus âgée que la plupart de mes petits rats. Son visage était si lisse. Ses deux yeux fendus découvraient encore le monde qui s'étendait autour d'elle. La pureté et l'innocence se dégageaient d'elle, ainsi qu'une certaine maturité pour affronter la vie. Comme un petit animal apeuré qui osait, coup après coup, prendre son envol. Je les fis asseoir tous deux et appelai l'une de mes serveuses pour qu'elle nous monte des boissons chaudes, thé et café, ainsi que de quoi se sustenter et de qualité ! Dès qu'elle fut repartie, je m'approchai de la princesse.

" Vous voilà bien éreintés par une telle situation ! Devoir fuir et vous cacher... Vous devez avoir une bien piètre image des Européens ! Votre Altesse, veuillez pardonner la grivoiserie de mon établissement. J'ai préféré vous faire entrer par la petite porte, pour éviter les regards de certains clients sur vous. Comprenez-vous ma langue ? Que puis-je faire pour vous aider ? "

Je me tournai vers Kurosu, pour qu'il traduise si nécessaire. Ces quelques jours en mer l'avaient un peu plus forgé. La peau de ses mains était abîmée par le maniement des cordes et des voiles. Ses épaules un peu plus carrées. Ou bien était-ce que je le voyais plus raffiné dans mes souvenirs ? Il portait sur la princesse un regard tendre qui me vexa. Le jeune homme risquait de repartir avec elle ! Cela se voyait... et je ne voulais pas perdre mon arme ! C'était trop tôt, je venais à peine de le retrouver ! Toutefois, j'avais la volonté d'aider la princesse à se reposer, et à lui trouver un équipage pour la ramener chez elle. Seulement, la seule perspective de sécurité serait de rencontrer le gouverneur. En lui amenant la princesse, je pouvais m'assurer qu'elle quitte l'île au plus vite, en forçant le gouverneur selon ma stratégie de répandre des rumeurs. Mais alors je perdrais ma récompense. La princesse était sûrement riche, plus riche encore que le gouverneur. Au diable la récompense ! Je passerais pas les voies que je maîtrisais pour la renvoyer chez elle et, alors, elle me récompenserait de sa fortune !

Le plan prenait une toute nouvelle envergure, plutôt plaisante d'ailleurs... La serveuse toqua à la porte. Je me levai moi-même pour récupérer le plateau chargé de biscuits, de pain, de thé et de café et le déposer sur le bureau que j'avais dégagé de toute paperasse. Voyons maintenant de quoi était faite cette si jeune princesse qui devait être bien fortunée...


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La pluie commençait doucement à tomber, un orage terrible allait éclater. Kurosu marchait à bonne allure maintenant qu'ils étaient hors de portée des soldats. Il avait mis sa main droite sur sa blessure, pas ré-ouverte, mais toujours douloureuse, tandis qu'il guidait la jeune fille vers la taverne que tenait Neela. Sur le chemin la princesse c'était rapproché de lui, appréciant peu les orages et surtout la foudre, celui-ci l'inquiétait un peu, surtout vu la situation dans laquelle était les deux jeunes gens. Sur le chemin les deux japonais échangèrent quelques paroles, surtout sur Port Royal, même la jeune fille semblait intrigué par cette ville anglaise qui ne semblait pas vraiment l'être finalement.

Les deux jeunes arrivèrent en trottinant devant le bâtiment, directement repéré par la maîtresse des lieux qui était sortit pour les diriger vers la porte de derrière, certainement une sage décision que Kurosu n'avait pas eu, il serait entré par la porte de devant sans nul doute. Et il fut donc bien content de ne pas avoir à faire subir à la princesse le regard des pirates ivrognes. Ils furent donc conduit rapidement à l'étage dans le bureau de la maîtresse des lieux. Dehors la pluie commençait réellement à tomber fort, heureusement les deux nippons étaient rentrés à temps, à peine mouillés.

Ainsi donc ils s'installèrent, si la petite Dame pris place sur une chaise, dans une posture droite, mais réservé, Kurosu lui préféra décaler la chaise qui lui était destinée pour s'asseoir en position de seiza, en retrait comparé à la princesse, par devoir, mais aussi par confort personnel. Il déposa ses armes à sa droite (ce qui signifie qu'il a confiance aux personnes présentes, mais qu'ils peuvent avoir confiance). Une des serveuses de la taverne entra dans le bureau pour que Neela lui demande de remonter quelques boissons pour ses invités. Une fois fait elle débuta la conversation avec la petite Dame. Kurosu lui restait stoïque et discret.


Je parle votre langue Miss Whitecoat. Dit elle avec un léger sourire, mais son visage reprit une expression plus sérieuse, voir un peu triste. Une semaine difficile en effet, je n'en blâme pas l'Europe, chaque arbre peut avoir un fruit pourri. Elle marqua une pause alors que ses yeux se dirigeaient légèrement vers l'une des fenêtres au moment où le tonnerre retentit. Je vous remercie pour avoir été discrète, mais aussi d'avoir aidé Kurosu à venger mon père. Malgré sa faute, je lui fais confiance et il m'a dit que vous étiez quelqu'un de confiance, ayant des ressources.

C'est à ce moment-là que la serveuse entra pour déposer sur le bureau un plateau contenant des tasses, du thé, du café ainsi que du pain et des petits biscuits. Lorsque la serveuse pris congé, c'est Kurosu qui se leva et avança vers le bureau, il demanda quelque chose en japonais à la petite Dame qui lui répondit dans cette langue, le jeune homme servi alors une tasse de café à la jeune fille, puis il demanda à Neela ce qu'elle voulait boire, pour la servir elle aussi et retourner à sa place. Maintenant qu'elle avait sa boisson, la jeune femme reprit.

J'aurais en effet encore besoin de votre aide pour retrouver la flotte japonaise. Elle doit être au large de l'Afrique du Nord à présent. Bien entendu ma famille vous dédommagera pour cela, ainsi que pour avoir aidé Kurosu à venger mon père et m'avoir sauvé moi.

La jeune fille prit une gorgée de cette boisson qu'elle avait connue en France, mais celle-ci était un peu plus forte, ce n'était pas pour lui déplaire, elle huma un moment la mixture, ce qui semblait la réchauffer intérieurement. La jeune fille avait peu d'émotions qui parcouraient son visage en ce moment, encore touché par les récent événements très certainement. Ses yeux restaient dans ceux de Neela, ne déplaçant son regard que lorsque le tonnerre prenait la parole.
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Maintenant au calme dans mon bureau, je pouvais observer la princesse dans ses moindres détails. C'était encore une jeune enfant, dont les cheveux d'ébène retombaient le long de son visage, courtes baguettes noires. C'était une jeune fille peu formée physiquement, qui ne portait pas encore les francs attributs d'une femme. Elle portait un kimono fleuri un peu noirci en certains endroits. Son teint, très pâle, contrastait avec ses cheveux et ses yeux d'un noir intense. Malgré qu'elle ne soit encore qu'une enfant, la princesse était noble et impressionnante de droite. Elle dégageait une certaine force d'âme que les enfants de son âge ne possèdent en général pas. Cela devait être dû à son rang et à son éducation. C'était sans nul doute quelqu'un de puissant intérieurement. Nous nous regardions droit les yeux, d'égal à égal. Je me sentis rassurée qu'elle parle l'anglais, songeant qu'ainsi nous pourrions également communiquer sans détour.

Lorsque Kurosu proposa de faire le service, je le laissai faire, indiquant que je préférais prendre du café, et je le remerciai d'un signe de tête, tout en écoutant parler la fortunée demoiselle, ses paroles uniquement interrompues par le tonnerre qui avait commencé à fair entendre sa voix depuis le ciel obscurci. Dans mon dos, j'entendais les gouttes de pluie qui rencontraient la vitre avec force dans un bruit mat. Le vent s'était levé et la tempête était sur nous. Nul n'irait chercher la princesse et son garde jusqu'à l'aube, c'était certain.

La princesse Nene évoqua l'imminence de son départ, étant donné que la flotte japonaise devait se trouver au large des côtes d'Afrique du Nord, s'ils n'avaient pas essuyé une autre attaque de leur côté. Je fronçai les sourcils, véritablement perplexe, et je mélangeai distraitement mon café d'un mouvement du poignet, faisant balancer ma tasse. Supposons qu'un navire espagnol regagne ces côtes prochainement... non, impossible, des corsaires agiraient comme l'avaient fait les Français et sans doute le gouverneur de Port-Royal : ils chercheraient à s'approprier la princesse pour l'investissement qu'elle représentait. Confier cette mission à des pirates ? Difficile de croire qu'ils tiendront parole ... Seul un pirate à ma connaissance était digne de confiance, Bartholomew Roberts. Mais il ne travaillait pas avec moi et je n'avais aucun contact avec lui. Je réfléchis intensément, laissant le silence s'établir, afin de trouver une solution viable qui permettrait d'assurer la protection de la princesse et donc de mon argent. Seul le tonnerre s'autorisait à briser le silence, les jeunes gens me laissant le loisir de la réflexion. Je finis par me résoudre : rencontrer Roberts et le mettre dans le coup, ou confier la princesse à des esclavagistes, cette sous-race qui gagnait fréquemment l'Afrique pour y prendre de la "marchandise"... Je détournai les yeux vers la fenêtre, pivotant légèrement sur mon siège. Le vent faisait ployer brusquement les palmiers, les malmenant à sa guise. Roberts respectait le code, mais il restait un pirate. Les esclavagistes étaient ce qu'ils étaient et je n'aimais pas traiter avec eux. Je n'étais pas emballée par ces deux solutions, mais je n'en voyais aucune autre...

Je plantai de nouveau mes yeux dans ceux de la petite princesse, humectant mes lèvres du café chaud avant de lui exposer l'étendue de mon raisonnement d'un ton calme :

" Malheureusement, Altesse, les côtes de l'Afrique du Nord sont loin. Je ne peux me résoudre à vous confier à un navire européen, quelle que soit sa natalité, étant donné ce qu'ils vous ont fait subir. Deux solutions me semblent applicables : des pirates ou des esclavagistes. L'honneur des uns vaut bien celui des autres. Mais les premiers seront plus facilement corruptibles pour l'or que vous leur donnerez directement que pour la revente de l'exotisme de votre personne. Il y a un capitaine pirate qui a établi un code d'honneur et qui respecte ses engagements. J'essaierai de le rencontrer, si cela vous convient. Vous pourrez demeurer dans mon établissement aussi longtemps que nécessaire. La tempête risque cependant de retarder nos démarches, car le pirate en question n'a pas de résidence à Port-Royal. Si le temps presse, vous pourrez toujours vous en remettre au gouverneur... Le choix vous appartient, Altesse."

Je n'avais pas envie de l'influencer dans son choix. Je lui présentais mon argumentaire, avec toutes les positions possibles et envisageables. Ainsi, la laissant choisir l'une de ces trois solutions, elle serait témoin de ma bonne foi à ne vouloir que son bien et à prendre en compte son avis malgré son jeune âge. Je la respectais et elle me respecterait. Je l'honorais, et elle honorerait sa promesse de récompense. Les jeunes esprits étaient faciles à manipuler. L'or me tendait les bras. Je m'abstins cependant de sourire trop franchement, lui offrant un air faussement contrarié, assez perplexe, en attendant son aval. Dès qu'elle aurait pris la décision, je mettrais en place les conditions nécessaires à son départ, et je profiterai du moment opportun pour envisager l'avenir de Kurosu à mes côtés. Je n'allais pas laisser filer une telle arme !



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La tempête était clairement sur Port Royal à présent, cela aurait au moins l'intérêt d'empêcher des recherches par les autorités locales, même si la princesse n'était pas rassurée par ce temps, espérant que le vent n'arracherait pas le toit des maisons et plus encore de cette maison-ci. Heureusement elle avait appris à combattre ce genre d'inquiétude, assez pour ne pas que cela ce vois lors de discussions ou de réunions.

La dame face à elle semblait perplexe et pensive face aux paroles de la princesse, visiblement les choses ne seraient pas faciles, mais Nene ne voulait pas se risquer à demander aux Anglais, si leur honneur était vraiment si peu consistant qu'elle ne le pensait, elle les imaginaient plutôt faire la même chose que les français, voir pire après le désastre causé par le gouverneur, prendrait-il le risque qu'elle dévoile quoi que ce soit ? Non certainement pas. Donc la solution viendrait des pirates ou des esclavagiste, la jeune fille se mordit un instant la lèvre avant de répondre.


Je ne porte pas les pirates en haute estime depuis ce qui est arrivé à mon père, mais ces esclavagiste sont bien pires encore. Soit, si votre capitaine vient à Port Royal dans les prochains jours nous suivrons ce plan Miss Whitecoat. Sinon nous tenterons notre chance avec le gouverneur.


Après ses paroles envers Neela c'est Kurosu qui pris la parole, en japonais, donc réservé à la demoiselle exclusivement. Les deux enfants s'échangèrent des paroles calmement, mais difficilement compréhensible pour la Néphile, hormis éventuellement certain nom, comme ''Shimizu'' et autres. La discussion des deux étrangers se finis par Kurosu qui courbait l'échine devant Nene, impossible de dire pour Neela quel était la teneur de cette discussion.

La petite Dame ajouta un sucre à son café avant de le touiller un puis de boire une nouvelle gorgée, une boisson très exotique pour elle, qu'elle aimait beaucoup d'ailleurs. Elle reposa ses petits yeux noirs sur ceux de l'autochtone devant elle, elle ne savait rien d'elle hormis ce que lui avait dit Kurosu, qui était encore jeune et un peu naïf comparé à elle (paradoxalement vu leurs âges), mais pour le moment la Néphile semblait en effet être de confiance, ses idées prouvant qu'il s'agissait de quelqu'un de réfléchit, d'intelligent.


Pour notre remerciement, il me semble important d'en payer une partie le plus tôt possible. Aussi une fois que j'aurais rejoints la flotte je confierais une première partie à Kurosu qui vous le rapportera, il sera à même d'empêcher les pirates de s'en saisir si leur honneur s'arrête à leur travail. Pour le reste je vous laisserais choisir la manière de vous récompenser, or, marchandises ou autres, ce qui est dans nos possibilités bien entendu.

Continuant de boire tranquillement la princesse attendit les réponses de Neela, avant de proposer de prendre congé pour la soirée, la semaine avait été éprouvante pour la petite, peut-être même la pire de sa vie, elle avait besoin de calme pour dormir et d'intimité pour pleurer.
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La fillette répondit à mes propositions d'une voix chargée du poids de sa courte vie et du pouvoir sur ses épaules. Elle choisissait les pirates, n'estimant guère plus que moi les esclavagistes. Je me sentis presque soulagée de cette décision et à la fois excitée par l'opportunité qui me tendait les bras. J'allais peut-être avec l'occasion de faire affaire avec l'un des plus célèbre des pirates. Il faudrait toutefois les cacher, le temps de préparer leur départ. Pour la princesse, ce ne serait pas trop dur. En effet, ce genre de petites riches ne devaient pas beaucoup sortir de leurs palais d'or et de jade. Enfin, je n'en savais rien après tout, je connaissais très mal les Asiatiques. Je l'écoutai me parler encore et sa façon de s'adresser à moi, de m'appeler Miss Whitecoat, était chargée de respect. Cela me serra la gorge, me faisant repenser à mes défunts parents et à leurs propres parents, qui avaient conquis leur liberté et reçu ce nom suite à leur combat et l'estime que leur portaient leurs anciens maîtres. Whitecoat. En mémoire du manteau blanc qu'ils avaient revêtu ce jour-là.

Kurosu et la petite princesse échangèrent longuement et calmement des paroles dans leur langue natale, me laissant perplexe. Je me sentis mise de côté et je n'appréciai pas ce geste de leur part. Toutefois, je tâchai de faire bonne figure et je cachai ma sombre mine derrière ma tasse de café, patientant pour les laisser terminer. Serait-ce une once de jalousie qui perlait dans cette amertume ? Finalement, Kurosu s'inclina et la discussion s'acheva sans que j'en comprenne un seul mot. Son statut de serviteur et de protecteur lui tenait à cœur, c'était indéniable. Il serait difficile de le faire se détourner de la famille Shimizu pour le convaincre de rester avec moi. Userais-je de mes charmes physiques ? A moins que je ne fasse appel à la magie vaudoue pour le forcer à rester...

Finalement, les yeux de la princesse et les miens se croisèrent et s'accrochèrent de nouveau. Ce fut Nene Shimizu qui parla la première et qui engagea de suite la discussion vers un sujet fort plaisant : ma récompense. Kurosu accompagnerait donc la princesse, mais il devrait revenir m'apporter la récompense. Je jubilais intérieurement. Si je n'avais dû me contenir, j'aurais laissé éclater au grand jour cet immense sourire qui menaçait de fendre mon visage, révélant des dents aussi blanches que mes cheveux étaient noirs. Mes yeux brillaient, je le savais. Je les détournai vers Kurosu pour calmer mes ardeurs et je répondis ensuite d'une voix posée et volontairement désintéressée à la princesse :

" J'y réfléchirai, le temps que je vous trouve un navire et un équipage dignes de confiance. Vous faites le bon choix en accordant la vôtre à Kurosu. Il m'a prouvé que son dévouement allait au-delà de toute limite. "

Alors que je parlais du garçon, j'avais de nouveau tourné mes yeux vers lui. Son dévouement allait jusqu'à la vengeance par décapitation. Son dévouement allait jusqu'à vaincre ses peurs et ses anxiétés dans un univers totalement inconnu. Son dévouement irait bien jusqu'à protéger un trésor face à un équipage pirate avide et sanguinaire. Kurosu était une arme fantastique, faute d'être un fin stratège.

Je laissai alors la petite princesse prendre du repos, lui laissant l'une des chambres du fond du couloir où aucun personnel n'allait jamais. Kurosu demeura dans mon bureau et je profitai de ce rare instant de solitude pour lui confier mes pensées d'une voix douce et enjôleuse.

" Kurosu. Je ne sais pas exactement quel engagement te lie à la princesse. Mais lorsque tu m'apporteras son ... "remerciement", je t'en fais la demande : reste avec moi. Je suis convaincue que nous pourrons accomplir de grandes révolutions ensemble. J'ai besoin de quelqu'un comme toi, sur qui je peux compter, une personne sans faille. Tu n'es pas obligé de me répondre dès maintenant. Réfléchis-y, et sache qu'il y a une place pour toi, à Port-Royal, si tu le veux. "


Je voulus poser une main délicate sur son épaule pour appuyer ma demande, mais je retins ce geste en suspens, me rappelant du premier contact que j'avais tenté d'établir. Je laissai retomber ma main et lui souris amicalement.

" En attendant, j'ai encore besoin de toi. Dès que l'orage sera passé, tu porteras un message à un homme. Il connait bien Bartholomew Roberts. Il faudra cacher ton visage par un chapeau ou une capuche, pour que personne ne te reconnaisse. Choisis-en dans l'armoire, au fond de la chambre."

Je me mis à mon bureau pour écrire, choisissant les mots avec soin, raturant parfois pour atteindre ce que j'estimai être la perfection. De quoi intriguer le capitaine et l'apâter. Puis je scellai la missive et la confiai à Kurosu afin qu'il la porte à son destinataire.



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Kurosu senti plusieurs fois le regard de Neela sur lui, chaque fois surpris et détournant le regard par respect envers elle, mais aussi parce qu'il était compliqué pour lui de soutenir son regard. A bien des égards elle avait montrée sa grandeur au jeune homme, même s'il n'oubliait pas qu'elle était ''simplement'' une tenancière de taverne, elle diffusait bien plus que cette simple impression pour le jeune homme. Ainsi la voir le regarder avec cette petite lueur dans les yeux le rendait un peu mal à l'aise, certainement l'impression qu'elle s'intéressait à lui, alors qu'il n'y avait pas forcément de raisons à ses yeux. Et d'ailleurs les paroles de Neela à son encontre lui fit monter le rose aux joues, peu habitué aux flatteries d'une étrangère. D'autant plus que la princesse confirma ses dires.

Il avait l'impression d'être mis sur un piédestal et ce n'était pas forcément pour lui plaire, enfin pas totalement du moins, il était toujours bon de voir que son travail était apprécié, même si vous aviez échoué à celui-ci finalement. Finalement, la discussion tourna court et la jeune Dame alla rejoindre sa chambre, elle refusa gentiment que Kuro l'accompagne, voulant être seule, ce qui était compréhensible après tout.

La jeune femme à la peau sombre put donc parler en privé avec Kurosu, sous la surprise du jeune homme la tenancière lui proposait simplement de rester avec elle. Kurosu ne cacha pas sa surprise, il oubliait que les gens ne fonctionnaient pas de la même manière ici que chez lui, si par chez lui les gens auraient du mal à accepter un ronin à leur service, ici c'était beaucoup plus simple étant donné qu'un vagabond n'est pas quelque chose de mal ou de particulièrement honteux. Elle prenait de court le jeune homme qui savait quoi répondre, mais qui avait un peu de mal à le faire.


Que... quoi. Je... pas savoir quoi répondre. Princesse décider de sort à moi, exil ou seppuku. Mais... vous acceptez moi ? Vouloir prendre moi comme samurai, même si moi échouer ? Vouloir devenir maître de moi ?

Le jeune homme pouvait montrer un visage un poil implorant sur sa dernière question, il pensait que son service se finirait une fois la princesse à bord de la flotte, il pensait qu'elle lui autoriserait le seppuku et qu'il pourrait partir dans l'honneur. Mais si Neela voulait vraiment de lui... pouvait-il retrouver son honneur en la servant fidèlement ? Oui certainement. Le voudrait-il ? Oui également. Tout dépendait de la petite Dame à vrai dire, soit elle autorisait l'exil et lui refusait le seppuku (hara-kiri), soit elle lui autorisait les deux et le laisserait choisir. Nul doute que Neela ferait un bon maître, mais Kurosu se demandait quand même, il n'avait pas le même ressentit avec elle qu'avec un autre de ses maîtres, elle usait de douceur, quelque chose qui touchait toujours Kuro en général. Elle serait un bon maître, mais un maître différent.

Toujours est-il qu'il retrouva une contenance lorsque la jeune femme lui confia une autre mission, il devait apporter un message à quelqu'un connaissant le pirate qu'elle voulait leur faire rencontrer, il lui suffirait de lui donner cette lettre, tout en restant incognito comme elle lui demandait. Le jeune homme comprenait qu'ils devaient rester discret lui et la princesse. Ainsi en plus de se trouver un chapeau, le jeune homme se changea totalement, ayant repris ses vêtements japonais pour raccompagner la princesse. L'orage se calmait un peu, assez pour que le jeune homme puisse prendre la lettre, saluer Neela et partir trouver l'homme là où elle lui aura dit de chercher.

Il rentra ensuite pour annoncer la réussite de sa mission et comme le bon samurai qu'il était il décida de s'asseoir en tailleur devant la porte de sa Dame pour surveiller, il dormirait ici et ainsi. Les prochains jours allaient être un peu terne, mais Kurosu et la petite princesse pourraient passer un peu de temps ensemble, se serait la dernière fois et les deux enfants le savaient bien.
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Le Royal Fortune rentrait dans le port de Port Royal, visiblement il avait essuyé plusieurs combats cette fois et il ne rentrait pas seul, en effet il était suivi par deux brick de pirates. Cela avait été une semaine bien étrange, elle avait commencé doucement, voir trop doucement, pas beaucoup de prises intéressante, du moins rien pour remplir les cales, d'autant plus qu'il n'était pas comme les autres pirates. Si la majorité faisait plusieurs petites prise pour se reposer plusieurs mois par la suite, Roberts lui ne se stoppait jamais réellement, même s'il lui était déjà arrivé de s'arrêter plusieurs semaines après un gros coup. Mais il voulait s'enrichir principalement, être tranquille pour le reste de l'année ne l'intéressait pas du tout.

Ainsi donc cela avait commencé petit donc, jusqu'à ce qu'il tombe sur trois navires pirates aux prises avec des vaisseaux militaires Espagnols. Visiblement ils s'étaient fait prendre dans le bon vieux piège du ''Ho un navire marchand plein à craqué tout seul ici''. Bart n'avait pas hésité pour proposer à ses hommes d'aller aider les pirates contre les Espagnols et l'équipage était complètement d'accord. Parfois Bartholomew se demandait s'il était toujours utile de leur demander leur avis. Certes c'était dans le code, mais même pour quelque chose qui ne leur profiterait pas ils acceptaient. Bon certainement grâce aux doux mots de leur capitaine très certainement.

Ainsi donc la poupe du Royal avait bien pris pendant le combat, tout comme le côté bâbord de la coque du navire. Bon heureusement les Espagnols furent coulés et deux navires pirates sauvé c'était déjà cela. Les cales du Royal n'étaient toujours pas remplis certes, mais Bartholomew avait tout de même gagné quelque chose : deux nouveaux capitaines qui lui devraient un petit service. C'était toujours ça de pris, surtout qu'il s'était imposé comme le renfort miraculeux.

Arrivé à Port Royal il préféra refourga sa cargaison aux premiers receleurs venus, ne voulant pas s'épuiser à essayer de faire monter les prix cette fois, il voulait simplement vendre sa cargaison le plus rapidement possible pour aller se reposer. Malgré les petites prises tout l'équipage était fatigué par cette bataille navale, aucun ne fut contre le fait de rentrer pour quelques jours. Surtout qu'il fallait réparer le navire. C'est d'ailleurs la deuxième chose que fit Bartholomew et c'était aussi pour cela qu'il était ici, alors qu'il y avait des ports plus proches, il y avait le bon vieux Barry. Un as pour les réparations, rapide, solide et pas trop chère.

Black Bart et lui échangèrent quelques civilités, puis il établir une sorte de plan pour les réparations, après avoir donné le délai et son prix à Bart ce dernier accepta et lui dit qu'il irait prendre une chambre dans une taverne du coin, a cabine ayant été complètement explosé. Avant qu'il ne s'en aille Barry lui donna une lettre possédant un cachet non retiré. Étrange, un mot doux d'une admiratrice ? Un message secret d'un conspirateur ? Et bien non, ou peut-être un peu des deux ? Il s'agissait de l'envoutante Neela Whitecoat qui lui demandait de venir la retrouvé à la Mouette Cendrée, visiblement elle avait quelque chose de très intéressant pour lui.

Vu la dernière sortie, il ne serait pas contre un petit bonus, il se dirigea donc vers la dites taverne, prévenant Barry de lui envoyer un message là-haut pour le prévenir de la fin des réparations. Bartholomew n'était jamais revenu à la Mouette depuis cette étrange soirée. Certes l'endroit était sympathique et certes Neela Whitecoat proposait des prix au recels qui n'étaient pas mauvais, loin de là, mais c'est justement cette femme qui l'avait tenu éloigné. Bart était loin d'être un idiot, il était à mi-chemin pour boucler sa troisième décennie et pour enchaîner sur la quatrième. Il n'était pas un puits de sagesse, mais il connaissait un peu les gens et cette Neela était dangereuse d'une certaine manière. Il devait faire attention à ce qu'il disait avec elle et parfois il était fatigué de faire cet effort. Les gens ici appelaient la jeune femme la Néphile Dorée, mais lui la verrait plus comme une Veuve Noire.

Mais cette fois c'est elle qui demandait à le voir, assez rare pour s'y intéresser. Il était environ cinq heures de l'après-midi quand Black Bart entra dans la taverne, il était seul, il retira son tricorne et avança vers le comptoir, derrière une jeune serveuse nettoyait les verres pour le service du soir.


Bonjour jeune enfant. J'aimerais m'entretenir avec la maîtresse des lieux.
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Métier/rang : Receleuse - Diseuse de bonne aventure - Informatrice
Personnalité : ...
Date d'inscription : 03/04/2017

Feuille de personnage
Allégeance: Angleterre
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Plusieurs jours s'étaient passés depuis que Port Royal avait essuyé la dernière tempête tropicale, celle-là même qui avait apporté avec elle la princesse Shimizu et avait ramené auprès de moi le jeune Kurosu. Ce tout jeune homme, d'une virilité à peine éclose, avec un corps d'enfant cisaillé de cicatrices, cet étranger aux cheveux d'argent qui avait fait changer mes plans et m'avait laissé entrevoir un avenir des plus florissants ... Alors que la vie reprenait progressivement son cours, chacun œuvrant pour réparer son habitation ou son échoppe, les charpentiers maritimes hissés dans le ciel redevenu bleu pour raccommoder les voilures et réparer les mâts abîmés, j'avais repensé à de nombreuses reprises à la réaction de Kurosu suite à ma proposition. La surprise était encore grande lorsque je me remémorais notre brève discussion, et elle se mêlait à un certain plaisir. Son ton était presque devenu suppliant sur la fin. Jubilant intérieurement de le voir demander ce que j'attendais de lui, le voir supplier de rester à mes côtés alors que j'aurais dû être en position de supplication devant une force armée si puissante ! C'était jouissif. J'avais alors simplement hoché la tête et changé de sujet, mais j'avais maintes et maintes fois imaginé le moment où je laisserai Kurosu à la petite princesse aux yeux bridés. J'avais tourné et retourné chacun des mots que je choisirai d'employer et que je laisserai se développer dans son cœur comme mon empreinte qui contaminerait tout son être. A la manière d'un fil de ma toile dans laquelle il s'était emmêlé, je le poursuivrai et il serait indéfiniment lié à moi. Dans peu de temps, la princesse emmènerait Kurosu et je ne savais pas s'il reviendrait réellement m'apporter ma part du butin. La confiance était difficile à accorder lorsque j'agissais en aveugle...

Kurosu avait porté le message, comme convenu, au vieux Barry. C'était un homme peu causant en dehors de son travail, le vieux Barry. Il délivrerait le message comme demandé sans avoir la curiosité mal placée de jeter un œil dedans. C'était un homme désintéressé des mystérieuses affaires de ce monde, en quelques sortes. La nouvelle de l'arrivée du Royal Fortune dans notre port avait fait du bruit et m'avait, évidemment, été rapportée. J'attendais donc à l'étage, partagée entre l'excitation et l'angoisse de rencontrer le grand Black Barth. J'avais demandé à la princesse de ne quitter sa petite chambre que si je venais à toquer trois fois et à m'annoncer à sa porte. Je garantissais ainsi sa sécurité, bien que Kurosu veillerait sur elle, j'en étais certaine. Ma raison était surtout que je ne voulais pas que sa planque soit découverte sur une simple erreur. Je ne sortirai cet atout qu'en tout dernier recours.

Black Barth fit son entrée à la Mouette Cendrée. L’œil de la vieille mouette empaillée et accrochée au mur rivé sur cet étrange client qui se rendait dans une taverne à une heure inattendue. Je pouvais l'observer à loisir depuis le balcon intérieur qui donnait sur la grande salle en contre-bas, légèrement plongé dans l'obscurité à cette heure puisque le soleil donnait sur l'autre versant du bâtiment. L'homme à la grande stature s'approchait du comptoir d'une démarche chaloupée d'homme rompu au mouvement de la houle. Sa voix grave monta jusqu'à moi, bien que je ne comprenne pas exactement ses paroles. Son ton était doux, presque paternel, envers ma serveuse. Celle-ci, avertie que j'attendais un client particulièrement précieux, désigna l'étage d'un signe de la tête, bien trop affairée à ne pas laisser tomber le verre qu'elle nettoyait. Elle savait que je les regardais.

Je ne descendis pas pour accueillir mon hôte, signalant ainsi que j'étais le maître à bord, malgré ma condition de femme noire, mais je demandai, d'une voix suffisamment forte :

" Faudra-t-il vous faire monter du thé, Black Bart ? "

Je m'étais exprimée d'un ton presque enjoué, mais certainement pas moqueur. J'avais bien trop de respect pour ce loup de mer au sabre affuté. C'était un grand homme, dans tous les sens du terme ! Et je ne voulais pas passer pour une impolie devant lui, faute de ruiner mon influence à Port Royal. Les hommes de pouvoir avaient cet atout que je voulais inévitablement leur plaire. Je quittai mon perchoir pour descendre la moitié des escaliers et l'inviter à me suivre jusqu'à mon bureau. Maintenant assez proche de lui pour me faire entendre sans avoir à hausser la voix, je lui dis simplement, sans fioriture :

" L'affaire dont je veux vous entretenir mérite une grande discrétion. Je préfère que nous montions dans mon bureau, si cela vous convient ? "


J'avais la conviction de titiller davantage la curiosité du grand Black Barth et j'allais continuer encore un peu... le temps qu'il faudrait pour ne pas agacer mon hôte de marque ! Je commençai donc à monter de nouveau les dernières marches de l'escalier et pénétrai dans le bureau, le cœur battant de nouer quelque lien que ce soit avec le capitaine.



Il n'est de secret qui me soit méconnu.
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Personnalité : Réfléchit, éduqué, calme.
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La néphile dorée était chez elle ici sans nul doute. Un sourire était apparu sur le visage de Bart lorsqu'il entendit la voix de la jeune femme, on pourrait croire que cela venait de partout et nulle part à la fois, comme si la tenancière des lieux avait des yeux et des oreilles partout dans son établissement. Bien entendu c'était une impression que donnait la belle, mais elle jouait bien à ce jeu, le capitaine Roberts devait bien se l'avouer.

Ne vous donnez pas cette peine, de l'eau sera bien suffisant.

Il n'avait pas réellement envie de thé et celui servi ici n'était clairement pas destiné à la consommation en premier lieu. Ou alors pas pour des gens aimant cela c'était certain. De plus il n'avait pas forcément l'intention de s'éterniser ici, la lettre laissait entrevoir une offre intéressante, mais il ne voulait pas non plus y laisser trop de temps.

L'homme se tourna vers l'escalier au moment où la jeune femme descendit la moitié de celui-ci. Il en profita pour la saluer bien entendu, mais il ne se laissa pas prier pour suivre la jeune femme en hochant la tête. Visiblement les choses devenaient encore plus intéressante, elle lui parlait maintenant d'une affaire nécessitant une certaine discrétion.

Il la suivi donc, elle avait besoin de lui pour une affaire discrète, cela sentait bien l'or tout cela, ou même simplement le petit coup de main qui lui vaudrait un retour de faveurs par la suite. Intérieurement Bart était très heureux, on ne pourrait pas dire qu'il jubilait non plus, mais il avait l'impression que la Néphile avait besoin de quelque chose venant de lui, ce qui était rare comme chose venant d'une receleuse, en général c'était le pirate qui avait besoin d'elle.

Ils arrivèrent donc rapidement dans son bureau, le centre important de chaque taverne. Bart ne doutait pas qu'il y avait déjà eu beaucoup de contrat ou de secrets échangés ici. Neela Whitecoat restait une personne bien mystérieuse à ses yeux, mais nul doute que de nombreuses personnes sont passés par là avant lui, après tout beaucoup venait la voir pour des informations ou même des services.


Alors miss Whitecoat ? Cette lettre fut certes plaisante, mais également mystérieuse. En quoi mon humble personne pourrait vous aider ? Pour quelles sortes d'affaires ?
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La vengeance est un plat qui se mange chaud (Pv Neela)
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